| Janvier - 2013 | ||||||
| Di | Lu | Ma | Me | Je | Ve | Sa |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Événements du mois | ||||||
| Accueil - Culture - Musées / Planétarium - Musée des Beaux Arts |
| A+A- |

|
|||||||||||||||||
Si un musée, c’est, avant toute chose, une collection et la présentation des œuvres au public, cela doit aller beaucoup plus loin, et avec beaucoup plus d’ambition. C’est le cas au Musée des Beaux-Arts de Nîmes.
Durant la saison 2012-2013, de nombreuses manifestations sont prévues. Elles démultiplient l’intérêt de chacun pour les œuvres de la collection valorisées et mises en situation, via des expositions, des conférences, des visites thématiques, des commentaires d’œuvre, l’intervention comédiens, de danseurs, de musiciens et de chanteurs qui font revivre les œuvres dans le contexte de leur temps (l’agenda des rendez-vous).
Evidemment, les visites et ateliers pédagogiques - qui ne se limitent pas aux périodes scolaires, mais conduisent aussi les parents au musée - formeront les nouvelles générations de visiteurs dont les travaux seront eux-mêmes l’objet d’une présentation.
Bienvenue au musée des Beaux-Arts, authentique laboratoire de créativité !
Envoi du programme mensuel par courrier électronique sur demande
COLLECTIONS CROISEES : des oeuvres de Carré d'Art au Musée des Beaux-Arts
A partir du 11 février 2013
Le Carré d'Art fête cette année ses 20 ans. Avant sa création, les collections d'art contemporain de la ville de Nîmes étaient conservées et exposées au Musée des Beaux-arts. Pendant le temps des travaux du musée de Carré d'art, qui nécessite sa fermeture temporaire, trois oeuvres de sa collection sont installées au coeur des collections de peintures et sculptures anciennes, créant entre les créations passées et les oeuvres contemporaines certaines résonnances étonnantes.
Cette présentation préfigure l'exposition d'été SYNERGY (27 juin - 13 octobre) organisée dans le cadre de la célébration Carré d'Art a 20 Ans hors les murs.

Le Musée des Beaux-Arts : le bâtiment
Créé dans la Maison Carrée en 1821, le premier Musée de Nîmes regroupe avec les sculptures romaines et les collections d'Antiques, les premières peintures contemporaines (puisqu'elles provenaient des précédents Salons comme le Locuste de Sigalon, ou le Cromwell de Delaroche) auprès de peintures anciennes issues des confiscations révolutionnaires.
Le projet d'un Palais des Arts ayant été abandonné au profit du Lycée Daudet en 1883, un musée provisoire fut construit dans le quartier neuf de la gare, pour abriter la collection de peintures, devenue trop importante pour contenir dans la Maison Carrée - désormais dévolue aux Antiques - après le legs de Robert Gower en 1869.
Ce musée provisoire fut remplacé sur le square de la Mandragore par l'édifice actuel, grâce à un concours organisé en 1902.
En effet il fut construit de 1903 à 1907 suivant un programme préétabli pour cet usage : servir d'écrin aux oeuvres d'art par l'architecte nîmois Max Raphel, lauréat du concours pour la construction du musée en 1902.
C'est un bâtiment moderne qui se cache sous un habillage décoratif : sculptures ornementales, ferronneries, stucs et mosaïques ; mais le métal et le verre des charpentes et des verrières, les planchers de béton et d'acier, sont autant d'innovations techniques.
Cet esprit novateur se retrouve en 1987 dans la rénovation spectaculaire due à Jean-
Michel Wilmotte, qui signe là sa première intervention muséale.
Il la définit comme "un vrai coup de clarté ", mise au service des oeuvres exposées.
La disposition du musée reprend le parti architectural adopté quelques années plus tôt pour les musées de Lille et de Nantes. Comme ces deux bâtiments, le musée de Nîmes comprend un atrium central entouré de deux niveaux de galeries d'exposition avec un éclairage zénithal.
L'architecte a réservé une place de choix à la superbe mosaïque antique - figurant le
mariage d'Admète - découverte à Nîmes en 1883, dans l'Atrium.
Le musée des Beaux-Arts de Nîmes peut s'enorgueillir d'avoir été conçu et édifié spécifiquement comme musée.
La Collection du Musée des Beaux-Arts
La collection a été rassemblée à partir de 1824, dans la Maison Carrée, grâce à une politique d'acquisition ambitieuse relayée par des envois de l'Etat.
Plusieurs collections privées vinrent ensuite augmenter ce fonds initial : principalement les legs de Robert Gower en 1869 -qui affectionnait particulièrement la peinture italienne- et de Charles Tur en 1948.
Dons d'artistes, d'amateurs ou de particuliers, dépôts du musée du Louvre
et acquisitions portent aujourd'hui à 3600 le nombre d'oeuvres conservées.
La galerie inférieure offre un parcours de 3 salles de tableaux italiens du 14 ème au 18 ème siècles (Bassano, Lelio Orsi, Fontata, Andea della Robbia).
La galerie supérieure composée de 7 salles, abrite d'une part les peintures flamandes et hollandaises du 16ème et 17ème siècles (Rubens, Fabritius, Coeke, Duck), d'autre part les peintures françaises du 17ème au 19ème siècle (J.F. deTroy, Subleyras, Sigalon, Delaroche).
L'Atrium, présente les grandes toiles du cycle de l'histoire de Marc-Antoine et Cléopâtre, par le peintre Charles Natoire au milieu du 18ème siècle.
La visite
Le parcours chronologique permet de découvrir les oeuvres des écoles italiennes du XIVe au XVIIIe siècle (Giambono, Bassano, Preti) ; du Nord du XVIe au XVIIIe siècle (Bramer, Rubens, De Heem, Both, Pynacker) et française du XVIIe au XIXe siècle (Chaperon, Reynaud Levieux, Boucher, De Troy, Natoire, Sigalon, Delaroche).
Désormais la dernière salle de ce parcours est consacrée aux peintres paysagistes de provence, à partir du milieu du XIXe siècle.
Ces collections de peintures anciennes furent constituées depuis 1832 dans la Maison Carrée.
Le musée construit en 1902, rénové par Jean-Michel Wilmotte en 1986, intègre la plus belle mosaïque romaine découverte à Nîmes, figurant le « Mariage d’Admète ».
Le tondo Foulc du XV ème siècle – Madone en faïence par Andra della Robbia – constitue le joyau du musée.
Le musée offre de nombreuses visites, conférences, animations culturelles qui permettent de découvrir les collections.
Voir rubriques : agenda et visites et ateliers pédagogiques
HORAIRES
Ouverture de 10 h à 18 h tous les jours sauf le lundi, nocturne jusqu’à 21h en fonction du programme de l'action culturelle et des manifestations nationales. Fermé les 1er janvier, 1er mai, 1er novembre et 25 décembre.
Durant l'été, ouverture jusqu'à 21h à l'occasion des Jeudis de Nîmes
TARIFS
plein tarif : 5 €
tarif réduit : 3,70 € (sur présentation d'un justificatif, aux groupes d'au moins 10 adultes; aux demandeurs d'emploi; aux bénéficiaires du RSA)
Gratuit le premier dimanche du mois pendant la durée de l'exposition
Visite guidée sans supplément
ACTION CULTURELLE
Conférences : gratuites
Atelier pour enfants ou pour adultes : 5 €
Stage enfants (3 jours) : 15 €
Visites scénarisées : 6 €
Spectacles concerts : 6 €
Mon anniversaire au Musée (10 enfants maximum) : 30 €
Gratuité :
jeunes jusqu'à 25 ans, amis des musées, titulaires de la Carte ICOM, journalistes, guides-conférenciers, personnels des musées, membres de la Maison des artistes, enseignants porteurs du "Pass" éducation, enseignants et étudiants d'art, médiation culturelle, architecture, chauffeurs et accompagnateurs de groupes, personnes handicapées et leurs accompagnateurs, détenteurs du pass sénior.
Accessible aux personnes à mobilité réduite
ACCES
Rue Cité Foulc - 30033 Nîmes cedex 9
A 100 mètres des Arènes
Parking : Esplanade et Gare TGV
Accueil : 04 66 28 18 32
Service des publics : 04.66.27.84.99
Secrétariat : 04.66.67.38.21
Fax : 04.66.21.29.97
Envoi du programme bimestriel par courrier électronique sur demande à : musee.beauxarts@ville-nimes.fr
Documentation
Le musée dispose d’une bibliothèque spécialisée de presque 3000 ouvrages (histoire des arts, muséographie et conservation, médiation) qui, après reclassement, est en cours d’informatisation. Elle est mise à la disposition des chercheurs et des étudiants sur rendez-vous, ainsi que la documentation (dossiers d’œuvres et d’artistes de la collection, de musées, et dossiers thématiques) la photothèque, les accès Internet aux sites de musées et aux catalogues de bibliothèques.
LES RENDEZ-VOUS DE MAI A AOÛT 2013
Cliquez sur le lien ci-dessus et retrouvez jour par jour le programme complet de l'action culturelle et des visites guidées du musée.
Ateliers de pratique artistique pour les enfants ou pour les adultes, conférences, spectacles, concerts...
En cette année 2013, Florence Duchêne, médiatrice culturelle, reprend les ateliers de pratique artistique en famille certains mercredis.
A-musée-vous en famille
Cette saison les ateliers sont proposés non seulement aux enfants seuls, mais aussi aux enfants accompagnés d’un ou plusieurs membres de leur famille.
Inscription obligatoire au 04 66 28 18 32
Tarif : 5 € par participant et par atelier
Renseignements au 04 66 27 84 99
LES PROCHAINS ATELIERS
A-musée-vous en famille
Nature morte : après la découverte des natures mortes des collections du musée, les participants réalisent leur nature morte à l'aide de découpages, collages et apports de couleurs.
A partir de 5 ans
La maison sur la mosaïque : au cours de la visite des collections du musée, les enfants et leurs parents découvrent la mosaïque romaine d'Admète et la Maison de riz de Wolfgnag Laib. A l'atelier, ils réalisent une mosaïque d'empreintes colorées et une petite maison de terre.
A partir de 5 ans
Autoportrait : après la découverte des portraits et autoportraits des collections du musée, les participants réalisent leur autoportrait grâce à la photographie et au monotype (technique d'impression unique).
A partir de 6 ans
La maison sur la mosaïque : au cours de la visite des collections du musée, les enfants et leurs parents découvrent la mosaïque romaine d'Admète et la Maison de riz de Wolfgnag Laib. A l'atelier, ils réalisent une mosaïque d'empreintes colorées et une petite maison de terre.
A partir de 5 ans
La maison sur la mosaïque : au cours de la visite des collections du musée, les enfants et leurs parents découvrent la mosaïque romaine d'Admète et la Maison de riz de Wolfgnag Laib. A l'atelier, ils réalisent une mosaïque d'empreintes colorées et une petite maison de terre.
A partir de 5 ans
LES PROCHAINES VACANCES AU MUSEE
Stage architecture : les enfants découvrent l'architecture du musée, ses collections, et les oeuvres empruntées au musée d'art contemporain du Carré d'Art. A l'atelier, ils réalisent des dessins d'architecture, leur propre musée (fournir une boîte à chaussures) ainsi qu'un immense musée qui sera photographié le dernier jour.
A partir de 7 ans
Stage chant-é-toiles : stage de chant, d'initiation et de découverte de la voix autour des collections de peinture du musée. Animé par Isabelle Rocle, guide-conférencière et Benjamin Alexandre, sopraniste.
A partir de 7 ans
Stage architecture : les enfants découvrent l'architecture du musée, ses collections, et les oeuvres empruntées au musée d'art contemporain du Carré d'Art. A l'atelier, ils réalisent des dessins d'architecture, leur propre musée (fournir une boîte à chaussures) ainsi qu'un immense musée qui sera photographié le dernier jour.
A partir de 7 ans
POUR LES GROUPES SCOLAIRES
Ateliers pédagogiques
Vous pouvez consulter ici le programme complet des propositions de visites et d'ateliers destinés au public scolaire.
Visites commentées
Différents thèmes de visites sont aussi proposés aux classes de collèges et de lycées. Visite an anglais et en allemand sur demande
- Présentation du musée des Beaux-Arts : le bâtiment, ses collections. Qu'est-ce qu'un musée ? Les expositions temporaires. L'enrichissement des collections. La conservation et la restauration. Les tableaux racontent une histoire. Symboles et allégories. Le regard et le geste. Iconographie religieuse. Ombre et lumière. Le portrait. La nature morte. Le paysage. Divinités et héros. L'Antiquité dans les collections du musée. D'Alexandre le Grand à Cléopâtre. Le peuple de la Bible. La peinture du XIVe au XVIe siècle. La Renaissance. Classicisme et baroque. Le XIXe siècle. Réalisme et romantisme. De la littérature à la peinture.
D'autres thèmes sur la peinture, la sculpture et l'architecture peuvent être abordés. Le service éducatif reste à l'écoute des enseignants et répond dans la mesure du possible à toute demande spécifique.
Le musée des Beaux-Arts propose d'être partenaire de projet artistique et culturel.
Préparer une visite avec sa classe
Médiateurs culturels : Florence Dûchene, Isabelle Rocle, Nathalie Séverin et Véronique Boccaccio-Toulouse
Responsable du service des publics : Véronique Boccaccio-Toulouse veronique.boccaccio-toulouse@ville-nimes.fr
service des publics : Nathalie Sèverin nathalie.severin@ville-nimes.fr
Florence Duchêne florence.duchene@ville-nimes.fr
Les enseignants peuvent suivre gratuitement le musée et les visites guidées le mardi ou jeudi à 12h30 et les samedis à 14h et 15h30
Documentation du musée pour les enseignants : sur rendez vous au 04 66 67 38 21. Documentaliste Florence Dûchene florence.duchene@ville-nimes.fr
Musée des Beaux- Arts Rue Cité Foulc 30000 Nîmes 04 66 27 84 99 fax 04 66 21 29 97 musee.beauxarts@ville-nimes.fr www.nimes.fr
Réseau Tango, navette Nimenbus "Domitia" arrêt "Beaux-Arts"







ACQUISITIONS, PRÊTS, RESTAURATIONS, ATTRIBUTIONS
* Acquisitions
Le musée mène une action ambitieuse d'enrichissement des collections
grâce aux achats d'oeuvres d'art mais aussi de dons de particuliers :
Donation 2011
Lucien Lautrec (Nîmes, 1909-Paris, 1991) naît et grandit à Nîmes, où il commence à peindre et à dessiner à l'âge de 13 ans et fréquente deux années plus tard l'école des Beaux-Arts de Nîmes. Quittant sa région natale pour s'installer à Paris, Lautrec entre à l'atelier de Ducos de la Haille à l'Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts. C'est dans cette période qu'il commence à exposer et fait la connaissance de Jean Bazaine avec qui naîtra une longue et solide amitié. Ses oeuvres figuratives, d'un réalisme minutieux présentent une rigueur de construction et une certaine poésie. Mais dès 1943, Lucien Lautrec prend conscience de l'impasse artistique dans laquelle l'art figuratif l'a amené : il réinvente sa peinture et transforme sa perception de la nature. Son travail évolue vers une démarche non figurative où le rythme de la lumière prend une dimension dynamique et singulière. En 1948, il fonde avec Michel Carrade et Robert Lapoujade l'Académie Populaire d'Arts Plastiques à Paris, où il enseigne aux étudiants une analyse méthodique des moyens de l'écriture picturale. En 1974 il publie son ouvrage Le Dessin gestuel, dans lequel il présente les résultats de ses années d'expérimentation à l'Académie.
Après l'hommage rendu à l'artiste par le Musée des Beaux-Arts de Nîmes, à l'occasion de l'exposition Lucien Lautrec : la Lumière en héritage (28 mai-7 novembre 2010), les deux collectionneurs Dominique et Philippe Tailleur, résidant à Nîmes, décident de faire don de 19 oeuvres de Lucien Lautrec, au musée de sa ville natale. Respectivement commissaire priseur et responsable de la Galerie parisienne Maître Albert, Dominique et Philippe se lient d'amitié avec Lucien Lautrec et acquierent ses oeuvres, jusqu'à constituer un des fonds les plus important de leur collection d'art moderne.
Cet ensemble de grande qualité de peintures, aquarelles, gouaches et études pour pochoir, vient s'ajouter à l'unique oeuvre de l'artiste que conservait le Musée (Le Goûter, 1943, IP 1473, dépôt de l'Etat en 1947), et permet d'enrichir de façon considérable le fonds du XXe siècle.
1843
Marbre
H.70 cm
Signé et daté : « J.PRADIΣR 1843 »
Achat 2010
Pierre Erard est le neveu de Sébastien Erard (1752-1831), fondateur en 1777 de la célèbre firme de piano. La maison Erard dépose de nombreux brevets (piano carré à trois cordes en 1791, piano à échappement en 1794) et fabrique en 1797 le premier piano à queue, qui, par la longueur de ses cordes posées à l’horizontale permet une plus grande richesse de son. Au cours des années 1820, la firme Erard, en concurrence avec la firme Pleyel, développe le piano moderne. La manufacture Erard met en place les inventions les plus importantes en France et en Angleterre où une succursale est implantée. Les pianos de la marque sont placés en première ligne et se distinguent par leur qualité de sons, le fini du travail, par le mécanisme perfectionné, la solidité et la fiabilité des matériaux de fabrication, ce qui séduit les plus grands compositeurs tel Haydn, Beethoven et Liszt.
Huile sur toile
H.1,65 x 2,30 cm
Signée en bas à droite
Don de Mme Gisèle Massini, 2009
Henri Clamens, né à Nîmes en 1905, se forme à l’Ecole des Beaux-Arts de Marseille. Déjà très talentueux, il reçoit de nombreuses récompenses ainsi que les prix Lachaume, Cantini, Fronti. Grâce à une bourse offerte par la ville de Marseille, il entre en 1924 à l’Ecole Nationale des Beaux-Arts de Paris, dans l’atelier d’Ernest Laurent, dont il héritera la manière impressionniste. Comme une majorité de ses contemporains et prédécesseurs, son but premier lorsqu’il est à Paris, est de remporter le Grand Prix de Rome. Après l’obtention du Second Grand Prix de Rome en 1925, il est lauréat au concours de la villa Abd-el-Tif, et part pour l’Algérie en 1931.Lorsqu’il arrive à Alger, Henri Clamens tombe sous le charme des paysages d’Afrique du Nord, parcourant les villes d’Algérie et du Maroc. Il ne cesse de peindre avec envie et passion d’après le motif, en plein air, qu’il saisit avec une touche très personnelle.De Miliana à Fès en passant par Touggourt, Tlemcen et Témacine, Henri Clamens a su capter la lumière dorée, les couleurs vives et la poésie du quotidien qui font la beauté et le charme des sites d’Orient. Grâce à ses talents de pleinairiste et de coloriste il arrive à exprimer son regard sur les hommes et les lieux, avec pour seul et unique but, de traduire le monde avec sa propre sensibilité. Dès 1935 on perçoit sa démarche dans son grand tableau "La Fontaine", à Fez, où les nombreuses esquisses de figures sont combinées par un véritable metteur en scène de la composition picturale.
Après sa présentation dans l’exposition Henri Clamens : du Prix de Rome à l’Orientalisme en 2009, cette peinture à l’huile sur toile emblématique a rejoint les collections du musée de sa ville natale, grâce au don fait par Madame Massini, petite-nièce du peintre.
Don Mme Fabre, 2008
Madame Fabre Martin (nom de ses deux parents) née à Avignon, fille unique, d’une branche maternelle avignonnaise de peintres, dont le père fait partie du « Groupe des XIII » avec Auguste Chabaud, et la branche paternelle, nîmoise, est active depuis le milieu du XIXe siècle dans le domaine du théâtre. Son grand oncle, nîmois, le peintre de décors à l’Opéra de Paris Chambon, réalisa les décors pour les toutes premières Chorégie dans les Arènes de Nîmes au début du XXe siècle : Œdipe roi de Sophocle et Sémiramis de Joséphin Péladan, interprétés par les comédiens du Théâtre de l’Odéon et de la Comédie française (avec Mounet Sully et Sarah Bernardt). Son activité artistique s’est doublée d’une carrière universitaire, et lui a permis de côtoyer des personnalités qu’elle a portraiturées. Nous trouvons ainsi les portraits des peintres Léonce de Joncière, modèle de Tamara de Lempicka, et Colette Bonzo par exemple, ou l’auteur Léo Madlyn). Le don comprend deux lots : les sculptures de Mme Fabre Martin (bustes, figures et animaux) soit un ensemble de 20 pièces, et un ensemble de 17 peintures. Cette donation représente une double opportunité pour le musée des beaux-arts de Nîmes : la première de renforcer la partie des peintres régionaux de « l’entre-deux-guerres », tel Chambon non encore représenté dans les collections du Musée, et de certains du groupe des peintres avignonnais dont nous avons déjà quelques représentants, dont Chabaud bien sûr ; la seconde de compléter la longue filiation de la sculpture réaliste dont la collection nîmoise est la plus riche dans la région.
Pandore, 1850
Bronze, fondeur Eugène Gonon
H.94,5 ; L.32 ; Pr. 26,5 cm
Achat 2006, avec l'aide du FRAM
Inv. 2006.1.1
La Commission scientifique régionale a émis un avis très favorable au projet d’achat d’une sculpture de Pradier, pour lequel le FRAM (fonds régional d’acquisition pour les musées) accorde une subvention de 35%.
Il n’existe aujourd’hui de la Pandore qu’un petit nombre d’exemplaires en marbre et en bronze. A la différence de la plupart des grandes statues et des autres grandes statuettes de Pradier, il ne semble pas qu’elle ait été éditée et commercialisée. Cette Pandore « impudique », semble être le seul exemplaire de ce type connu en bronze. Elle viendra compléter utilement le riche fonds d’œuvres du sculpteur de la Fontaine de l’Esplanade, présentes dans les collections.
Dessin à la pierre noire
H.27, 5 x L. 39 cm
Signé en bas à gauche : Sigalon
Don AAMAC (Association des amis du musée), 2005
Inv. 2005.2 .1
L’AAMAC (association des amis du musée) a fait l’acquisition afin d’en faire don au musée, d’un dessin de Sigalon représentant un paysage de La Cava – rare document de la période en Italie, et principalement à Rome où Sigalon séjourna pour réaliser la commande de la copie du Jugement Dernier de Michel Ange Il constitue l’un des rares dessins connus de l’artiste.
Esquisse pour l’une des figures du tableau conservé dans les collections. Sébastien-Charles Giraud, né à Paris en 1806, mort en 1881, entre en 1821 à l'école des Beaux-Arts. Il obtient en 1826 le prix de Rome pour la gravure. En 1847, il est présenté à la Princesse Mathilde et devient vite un de ses favoris. En Avril 1842, l'artiste fait voile pour l'Océanie à bord de la Recherche et sera durant quatre ans le peintre officiel du Protectorat. Charles Giraud a laissé un témoignage direct sous forme de dessins de son voyage, une exposition lui a été consacrée par le Musée National des Arts d'Afrique et d'Océanie en 2001. Il expose notamment au Salon de 1853 un remarqué Souvenirs de Tahiti (Musée des Beaux-Arts de Nîmes), et deux ans plus tard, au Salon de 1855, deux illustrations du dernier engagement de la guerre de Tahiti (Musée des Arts africains et océaniens qui conserve également un Portrait de la Reine Pomaré et cinq dessins à thèmes tahitiens). Portraits de polynésiens, paysages tahitiens, scènes de la vie traditionnelle et de la présence militaire française, tel La Prise du fort de Fautahua, 17 décembre 1846 (Musée Historique de Versailles) forment les principaux thèmes de son œuvre. Rares sont les huiles de Giraud (on signalera qu'aucune n'est apparue sur le marché depuis 15 ans). Celles qui représentent des paysages tahitiens ont essentiellement été faites à son retour en France. Sa correspondance en témoigne : “en paysages, j'ai fait peu de choses, des croquis, pas une étude à l'huile etc.” (Lettre autographe signée « Papeete, 15 septembre 1846 », Musée du Louvre, Département des Arts graphiques, (inventaire R.F 7259 : ensemble de lettres autographes illustrées de croquis à la plume et aquarelle).
Suite à la grande exposition rétrospective : Lucien Coutaud et la peinture, en 2004, Monsieur et Madame Binder ont fait don d’un ouvrage en édition originale, enrichi d’une suite de gravures, les seules manquantes, jusqu’à présent, du fonds de gravures de l’artiste qui devient exhaustif.
Prêts
Fort de la qualité de ses collections, le musée des Beaux-arts de Nîmes est régulièrement sollicité par d’autres établissements nationaux ou internationaux pour le prêt d’œuvres à l’occasion de leurs expositions.
Ainsi <personname productid="La T↑te" w:st="on">La Tête</personname> de bœuf, de Jan Asselin (Diemen, 1615-Amsterdam, 1652) est actuellement l’une des œuvres majeures de l’exposition « <personname productid="La Beaut← Animale" w:st="on"><personname productid="La Beaut←" w:st="on">La Beauté</personname> Animale</personname> » qui se tient depuis le 22 mars et jusqu’au 16 juillet au Grand Palais à Paris.
Du 25 mai au 2 septembre, le Musée des Beaux-arts d’Angers organise une exposition intitulée «La dernière nuit de Troie » pour laquelle sera prêté Le Massacre des enfants de la race royale par Athalie, œuvre de Xavier Sigalon (Uzès, 1787-Rome, 1837) une sanguine et crayon noir sur toile préparée, qui témoigne de l’exceptionnelle qualité de dessinateur du peintre.
A l’occasion de l’exposition « Le Caravagisme en Europe » qui se tiendra du 22 juin au 12 octobre, le Musée des Augustins, à Toulouse, emprunte le tableau intitulé Salomé recevant la tête de Saint-Jean Baptiste de l’artiste hollandais Leonaert Bramer (Delft 1596-1674), sans doute l’un des plus originaux de sa génération, qui découvrit le caravagisme lors d’un séjour de 14 ans en Italie.

Synergy est l'un des évènements hors les murs organisés dans le cadre des célébrations des 20 ans de Carré d'Art et qui accompagnent l'exposition Moving Norman Foster on Art.
Une sélection d'oeuvres appartenant aux collections du musée d'Art contemporain de Carré d'art est présentée dans un dialogue thématique, esthétique ou de genre avec les oeuvres anciennes du Musée des Beaux-arts afin de composer une synergie des arts...






2013
Peintures d'architectes, Auguste et Emile Augière, 23 novembre 2012 - 3 mars 2013
2012
Jean Lebedeff, Un Graveur en Bois,du 27 novembre au 30 décembre 2012.Dans le cadre de la Biennale SUDestampe 2012
Eclats. Statues de sel et peintures de Jean-Pierre Formica. 24 mai - 16 septembre 2012.
Au Jardin du musée. Sculptures métalliques de Denis Schmitt. 2 juin - 16 septembre.
Charles-Joseph Natoire (1700-1777). Le dessin à l'origine de la création artistique. 8 juin - 16 septembre 2012.
2011
Une oeuvre en lumière. Portrait de Liszt enfant, 22 oct. 2011 - 22 janv. 2012
Une Collection particulière, 2 juin-2 octobre 2011
2010
Granier-Bestiaire, 24 novembre 2010 - 27 février 2011
Le Bon profil : Portraits sculptés des personnages de l'histoire, 18 septembre 2010 - 16 mars 2011
Lucien Lautrec. La Lumière en héritage , 28 mai - 7 novembre 2010
Une oeuvre en lumière. Le Portrait à double inconnue (attribué à Sébastien Bourdon), 26 janvier - 16 mai 2010
2009
Henri Clamens (1905-1937). Du Prix de Rome à l'Orientalisme, 11 décembre 2009 - 11 avril 2010
Un tour autour du rond. Du tondo italien au hublot de Scanreigh, 20 juin - 20 septembre 2009
Une Oeuvre en lumière. La Signature cachée du triptyque (Heinrich Creeft), 19 mars 2009 - 16 mai 2010
Une oeuvre en lumière. Pandore : sculptures de James Pradier sorties des réserves, 14 mars - 13 septembre 2009
Une oeuvre en lumière. L'Obéissance récompensée, de François Boucher, 20 janvier - 25 septembre 2009
2008
Pitture da Bologna, 7 octobre 2008 - 11 janvier 2009
Voyages horrifiques et espovantables : navigation en réseaux numériques (dans le cadre de la manifestation régionale La dégelée Rabelais présentée en Languedoc-Roussillon), 7 juin - 28 septembre 2008
Collection dévoilées. Dons et acquisitions du musée, 29 février - 25 mai 2008
2007
Tête à Tête : Between Two Heads, 15 novembre 2007 - 3 janvier 2008
La Donation Mérignargues, 27 juin - 28 octobre 2007
Gérard Depralon. Copier c'est jouer. Plaisir du dessin, 1er mars - 3 juin 2007
2006
Lumières et contrepoints dans les collections, 11 mai - 29 octobre 2006
2005
Prendre la pose : portrait photographique ou portrait peint, 1er décembre 2005 - 12 février 2006
La Collection d'Edmond Foulc ou les délices d'un esthète, 23 juin - 2 octobre 2005
2004
Pour l'Amour de Vénus. Une promenade galante dans nos collections, 29 juin - 3 octobre 2004
Henry Espérandieu. Un parcours architectural Nîmes- Marseille, 25 février - 25 avril 2004
2003
Portrait de Nîmes au temps de Séguier, 17 octobre 2003 - 1er janvier 2004
Cléopâtre : La légende vivante d'une reine morte, 3 juillet - 28 septembre 2003
Miroir de Rome - Piranèse/Ascolini, 19 mars - 1er juin 2003
2002
Reynaud Levieux. Une Peintre nîmois du XVIIe siècle, 12 décembre 2002 - 2 mars 2003
Passion de Nîmes et autres passions. Photographies de Lucien Clergue, 2 mai - 1 er septembre 2002
Les desseins du musée : 1902. Les projets de construction du musée des Beaux-Arts, 21 mars - 22 septembre 2002
Une oeuvre en lumière : Portrait de Liszt enfant, du 22 oct. 2011 au 22 janv. 2012


Association des Amis des Musées (AAMAC)
HISTORIQUE DE L’AAMAC
Le 12 décembre 1985, à l’initiative d’un groupe d’amis passionnés, se réunit l’assemblée constitutive de l’Association qui prit alors le nom de « Forum d’Art Contemporain ». L’année suivante cette dénomination est transformée en liaison avec le projet de construction à Nîmes d’un Musée d’Art contemporain en :
« Association des Amis du Musée d’Art Contemporain, A.A.M.A.C. »
En 2001 elle devient également l’association des Amis du Musée des Beaux-Arts de Nîmes, tout en conservant son sigle.
Cette association, loi 1901, est ouverte à toutes celles et tous ceux qui sont intéressés par l’histoire de l’art en général et par la rencontre de l’œuvre d’art en particulier sur la ville de Nîmes et ses environs.
Ses objectifs :
- Aider à mieux faire connaître les collections du Musée des Beaux-arts et du Musée d’Art Contemporain et sensibiliser le public aux arts plastiques.
- Défendre et soutenir la créativité artistique.
- Développer des actions de mécénat.
LES ACTIVITES DE L’AAMAC
Sensibilisation du public :
- présentations privées, par les conservateurs de nos musées, des collections permanentes et des expositions temporaires.
- cycle de conférences en histoire de l’art.
- projections de films en partenariat avec le cinéma « Le Sémaphore » traitant de la vie et de l’œuvre d’artistes ou de sujets esthétiques.
- publication annuelle d’une revue spécialisée en histoire de l’art, Le Regardeur.
- organisation de voyages culturels en France et à l’étranger.
- membre actif du groupement régional et des Fédérations nationales et internationales des Amis des Musées.
Favoriser la création artistique :
- visites d’ateliers et rencontres avec les artistes.
- organisation d’expositions d’artistes contemporains
Actions de mécénat :
-Développement d’un mécénat par donation ou souscription participant à acheter des œuvres pour l’un et l’autre des musées.
AAMAC PRATIQUE
Devenir adhérent
Cotisation annuelle de:
- étudiant en art : gratuité
- étudiant : 9 €
- adhésion simple: 30 €
- adhésion couple: 45 €
Permanence assurée le jeudi et le samedi de 10h à 12h au siège de l’association à Carré d’Art, niveau - 1.
Avantages:
- accès gratuit et illimité toute l’année aux expositions des deux musées.- réduction de 5% à la librairie de Carré d’Art sur présentation de la carte d’adhérent.- affiliée au « passeport culturel des jeunes » de la ville de Nîmes.-Tarifs réduits dans certains musées de la région Languedoc-Roussillon.
Contacts:
AAMAC, Association des Amis du Musée d’Art contemporain et du Musée des Beaux-Arts de Nîmes
Carré d’Art, place de la Maison carrée, niveau -1
30000 NIMES
Tel: 04 66 76 35 75 _ Fax: 04 66 76 35 85
E-mail: aamacnimes@gmail.com
Site: http://www.amis-musees-nimes.org/
Grâce à la « peinture active », les différentes zones du tableau sont virtuellement isolées les unes des autres, pour être mises en lumière et commentées.
C’est l’œuvre Suzanne et les vieillards de J. Bassano qui, la première, fait l’objet de cette nouvelle approche. En plus des classiques explications de cette scène biblique, les détails tels que le flacon d'huile, le cerf ou encore la scène d’arrière plan dévoilent un peu de leur mystère.
(Pour toute question ou suggestion sur le fonctionnement de la peinture active, contact).