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PatrimoineLes fouilles archéologiques sur l’enceinte romaine de Nîmes jeudi 29 août 2019

Les fouilles archéologiques sur l’enceinte romaine de Nîmes

Sous l’égide du Service Régional de l’Archéologie (DRAC Occitanie), la sixième et dernière campagne de fouille archéologique programmée du rempart antique de Nîmes, s’achève en cette fin de mois d’août. À cette occasion, les archéologues de l’Inrap (Institut national de recherche archéologique préventive)*, du laboratoire ADES (CNRS – UMR 7268) et des Universités Aix-Marseille, Lyon, Montpellier, Strasbourg et Èvoara (Portugal), ont ouvert le chantier pour une ultime présentation des vestiges découverts. Ces vestiges se situent sur un terrain, propriété de la Ville de Nîmes et comme chaque année, Monsieur le Maire, accompagné de ses adjoints, s'est rendu sur le chantier de fouille pour découvrir les vestiges mis à jour.

Six ans de campagnes de fouille
Depuis 1989, l’enceinte romaine du Haut-Empire de la cité de Nîmes est inscrite aux Monuments Historiques ; située à 800 mètres environ de la Tour Magne, elle constitue l’extrémité septentrionale de la Colline Montaury. Depuis 2014, durant le mois d’août, Richard Pellé, archéologue à l’Inrap, responsable d’opération, et son équipe, entament une nouvelle campagne de fouille archéologique à ses abords, permettant d’enrichir nos connaissances sur l’histoire de l’antique cité de Nîmes et celle de ses habitants.

Les dernières découvertes de cette saison 2019
Pour cette ultime campagne, les archéologues ont localisé leurs travaux près de la tour inférieure, accolée à la route de Sauve. Plus d’une quinzaine de tombes ont été dégagées, parfois accompagnées de mobilier archéologique telles des chaussures cloutées portées par une défunte. Grâce au concours scientifique de Gaëlle Granier, archéo-anthropologue, il a pu être établi que si cette zone funéraire a été initialement consacrée à l’enfouissement d’adultes, elle a ensuite laissé place à des sépultures de périnataux (bébés âgés de 6 mois in-utero à 6 mois). Parallèlement à ces travaux, les spécialistes du bâti ont achevé l’étude des différentes phases de construction du rempart.
 

*L’Inrap
L’Institut national de recherches archéologiques préventives est un établissement public placé sous la tutelle des ministères de la Culture et de la Recherche. Il assure la détection et l’étude du patrimoine archéologique en amont des travaux
d’aménagement du territoire et réalise chaque année quelque 1800 diagnostics archéologiques et plus de 200 fouilles pour le compte des aménageurs privés et publics, en France métropolitaine et outre-mer. Ses missions s’étendent à l’analyse et à l’interprétation scientifiques des données de fouille ainsi qu’à la diffusion de la connaissance archéologique. Ses 2 200 agents, répartis dans 8 directions régionales et interrégionales, 42 centres de recherche et un siège à Paris, en font le plus grand opérateur de recherche archéologique européen.

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