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FestivitésAffiche des Ferias 2020 : un hommage à José Pirès mardi 3 mars 2020

Affiche des Ferias 2020 : un hommage à José Pirès

Ce matin se tenait la présentation du programme de Rendez-vous en Terre d’Afición qui se déroulera du 3 au 5 avril. L’occasion de dévoiler l’affiche des Ferias 2020 qui illustrera cette année ce premier rendez-vous de la temporada 2020. Une œuvre de José Pirès, choisie par ses enfants, pour rendre hommage au peintre Nîmois qui nous a quitté en début d’année. D’origine franco brésilienne, José Pirès a reçu une formation à l’institut OBERG de Rio de Janeiro où il y apprend un langage basé sur l’évacuation de toute superficialité au profit de l’expressivité du trait, qui aujourd’hui encore est à la base de son travail. De retour à Nîmes, il poursuit ses études à l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts. Il y fait la rencontre de de maîtres comme Claude Viallat, Yves Reynier et Jean-Marie Granier.  José Pirès développe peu à peu une œuvre basée sur les techniques mixtes à partir de collages, découpages, cartons, pochoirs et affiches tout en gardant un goût prononcé pour les traces culturelles et objets culturels du passé. Mythes, signes et symboles font partie intégrante de son œuvre à visée poético-philosophique, toujours à mi-chemin entre la mémoire et l’oubli. En 2010 José Pirès reçoit officiellement la distinction de du titre de Chevalier de l’ordre des Arts et des lettres.  

L’affiche des Ferias 2020

Pour la troisième fois l’artiste signe l’affiche des Ferias Nîmoises. Cette dernière représente une allégorie de nos traditions taurines et tauromachiques auquel l’artiste était très attaché. Le taureau bleu, symbolise notre Mère de Méditerranée. La croix de Camargue, au cœur incandescent, constitue une forme de « fer » utilisé par les manadiers. Elle souligne dans cette œuvre, l’attachement de Nîmes aux rites du sud. Au centre de l’œuvre, ce taureau, à la fois puissant, énigmatique  nous fixe d’un regard profond. On se souvient que les toreros disent combien ils ne quittent jamais l’œil du fauve, les pupilles commandent les cornes, et la vie et la mort. Couronnant la tête, élément central de l’œuvre, cette pourpre, couleur impériale est à la fois cocarde et muleta. Maître dans l’ordre de la composition, José Pirès ensoleille sa création et la souligne aussi de carmin, par ces gouttes d’œillets, qui sont autant de perles de sang. Discrètement, palme, rameau, branche d’acacia signe son travail d’artiste que l’on n’oubliera pas. 

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