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Inondations

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3 octobre 1988

L'inondation correspond à une montée des eaux (rapide ou lente) provoquée par des pluies importantes en durée et/ou en intensité sur une zone habituellement hors d'eau.

Une zone inondable est l'espace qui peut être submergé lors d'une inondation.

EN CAS DE CRISE, SUIVEZ L'EVOLUTION DE LA SITUATION EN DIRECT SUR  www.nimes.fr   

 

Un territoire exposé

Nîmes, une ville régulièrement exposée aux crues torrentielles soudaines
La ville de Nîmes s’est développée au fond d’une cuvette entourée de 7 collines.
Cet “amphithéâtre” constitue plusieurs petits bassins versants qui concentrent vers la ville les eaux de ruissellement lors d’événements pluvieux.
En raison de sa localisation géographique, de la nature des sols sur lesquels elle s’est développée et du climat typique des régions méditerranéennes, la ville de Nîmes est exposée à un fort risque d’inondation torrentielle.

Les cadereaux

                 

Six petits ruisseaux, généralement à sec, appelés “cadereaux”, drainent les eaux depuis les collines jusqu’au fleuve côtier, le Vistre.
Deux de ces cadereaux convergent directement vers le centre-ville, il s’agit des cadereaux d’Uzès et d’Alès/Camplanier. Lors d’événements pluvieux, les lits des cadereaux se remplissent et peuvent devenir de véritables torrents.


POUR MIEUX COMPRENDRE :


Le risque majeur

                 Aléa                            +                   Enjeu                       =               Risque Majeur

+

=

Un aléa est la manifestation d’un phénomène naturel ou causé par l’homme de fréquence ou d’intensité donnée.Un enjeu est un ensemble de biens ou de personnes susceptibles d’être affectés par un phénomène naturel ou causé par l’homme.Le risque majeur est le résultat de la superposition de l’aléa et des enjeux sur un même lieu.

Qu'est ce que l'inondation torrentielle?

  

Lorsque des précipitations intenses tombent sur tout un bassin versant, les eaux ruissellent et se concentrent rapidement dans le cours d’eau, d’où des crues brutales et violentes dans les ruisseaux et les rivières torrentielles.Le lit du cours d’eau est en général rapidement colmaté par le dépôt de sédiments, des bois morts ou tous autres éléments (matériaux, voitures, mobiliers urbains, etc.) qui peuvent former des barrages, appelés embâcles. Lorsqu’ils viennent à céder, ils libèrent une énorme vague, qui peut être mortelle.

Qu'est ce que le ruissellement pluvial urbain?

 


L’imperméabilisation du sol (bâtiments, voiries, parkings, etc.) limite l’infiltration des pluies et accentue le ruissellement, ce qui occasionne souvent la saturation et le refoulement du réseau d’assainissement des eaux pluviales. Il en résulte des écoulements plus ou moins importants et souvent rapides dans les rues.

 

Une histoire des inondations

Depuis le XIVe siècle, on recense plus d’une cinquantaine de crues sur notre territoire (étant entendu que s’agissant du Moyen-Age, tous les évènements ne sont sans doute pas identifiés).
Au XIXe siècle par exemple, on compte 5 évènements majeurs avec des hauteurs d’eau remarquables allant jusqu’à 2,38 m.

Consultez le détail des crues à travers l’Histoire

1988, UN PHENOMENE HISTORIQUE
Dans la nuit du 2 au 3 octobre 1988, un phénomène météorologique d’une intensité exceptionnelle se constitue sur la région. La rencontre d’une masse d’air froid, se déplaçant de l’Aquitaine vers la vallée du Rhône, avec une masse d’air chaud et humide remontant de la Méditerranée, va provoquer la formation de puissantes cellules orageuses. Les cumulonimbus déversent, pendant 7 à 8 heures, des quantités d’eau phénoménales sur la ville et ses environs (en moyenne 50 mm par heure).

Il est tombé le 3 octobre 1988 plus de la moitié des précipitations moyennes annuelles !
Au total, 15 millions de m3 d’eau se sont abattus sur Nîmes en moins de 6 heures.

 

   

 

 

Le Plan Communal de Sauvegarde

Le Plan Communal de Sauvegarde (P.C.S.) est un outil d’aide à la gestion de crises communales. Il a été établi en fonction des informations recueillies lors de la phase de diagnostic des risques, notamment les risques majeurs identifiés sur le territoire communal.

En pratique, le P.C.S. pourra être activé afin de faire face à tout événement qui peut avoir une incidence sur le territoire communal en matière de troubles à la salubrité, le bon ordre, la sûreté et la sécurité publique.
Chaque dossier est composé de fiches qui ont pour objet de préciser le rôle et les actions des membres de la Cellule de Crise Municipale.

Le Dossier Thématique Inondations organise l’alerte des dispositifs de prévention et de sauvegarde lors des inondations sur la commune de Nîmes.

"ESPADA"

Évaluation et Suivi des Pluies en Agglomération pour Devancer l’Alerte

Un dispositif de surveillance et d’alerte municipal
Le principe : “se donner tous les moyens pour alerter le plus tôt possible”.

Le dispositif, opérationnel depuis 2005, est un outil de prévision et de gestion des crises en cas d’événements pluvieux importants, qui peut permettre d’anticiper  l’évolution de la crise.

Ce système de surveillance s’articule autour de 4 étapes :

1/ Le suivi météorologique
2/ La prévision des hauteurs d’eau et les débits des cadereaux
3/ L’estimation du risque
Le niveau de risque va être évalué sur une échelle de 1 à 4.
     Niveau 1 ÉTAT DE VEILLE
Les prévisions météorologiques pour les prochaines 24 heures font état de pluies ou orages pouvant se renforcer sur la région de Nîmes et justifient une surveillance attentive de la situation.
     Niveau 2 INONDATION LOCALISÉE
Des pluies orageuses provoquent un fort ruissellement urbain. L’inondation de points bas est observée à brève échéance ou prévue.
     Niveau 3 CRISE INONDATION
Des pluies intenses et durables provoquent un ruissellement très abondant. Les cadereaux sont en crue et des débordements sont observés ou envisagés dans de nombreux secteurs.
     Niveau 4 GRAVE CRISE INONDATION
Un débordement très important des cadereaux est en cours ou imminent. L’eau peut se propager à l’ensemble des quartiers inondables.
4/ L’aide à la gestion de crise

La maîtrise de l'urbanisme

La commune de Nîmes est située dans le périmètre d’un Plan de Prévention des Risques Inondations (PPRi).

Le Plan de Prévention des Risques Inondations, dont l’élaboration est financée par l’État, définit des zones d’interdiction et des zones de prescription, constructibles sous réserve. Servitude d’utilité publique, ce document approuvé par le Préfet du département du Gard oriente l’urbanisme et la construction dans les espaces les moins exposés aux risques naturels.
Lorsqu’une commune entre dans le zonage d’un Plan de Prévention des Risques approuvé, celui-ci est obligatoirement annexé au Plan Local d’Urbanisme.

Concernant la commune de Nîmes :
- Plan de Prévention du Risque Inondation (PPRi), plan approuvé par arrêté préfectoral en date du 28 février 2012.

Plus d'information sur le PPRi Nîmes en cliquant ici.

Programme CADEREAU

A la suite de deux précédents plans de lutte contre les inondations lancés à partir des années 90, le programme CADEREAU a été signé en 2006 entre l’État, la Région, le Département et la Ville.
Il prévoit jusqu’en 2013 une accélération des investissements, qui s’élèvent à 124 millions €.

La dimension des ouvrages de protection contre les inondations, prévus dans le cadre de ce programme permettra, sur n’importe quel secteur géographique de la ville, d’absorber un événement pluvieux équivalent à celui de septembre 2005.

Le programme CADEREAU vise à coordonner, à l’échelle de la ville, l’ensemble des politiques de prévention des inondations, soit 4 domaines : 

1. L’observation et l’alerte avec le dispositif ESPADA

2. L’information préventive des populations

3. La maîtrise de l’urbanisme et la réduction des vulnérabilités

4. Un programme global de travaux avec comme objectifs :
- Un objectif de protection : une fois les travaux achevés, une crue comme celle du 8 septembre 2005 pourra passer sans débordement notable des nouveaux cours des cadereaux.
- Un même niveau de protection pour tous les quartiers de la ville.
- Les aménagements de l’aval vers l’amont.

Extramuros, une vingtaine de bassins sont creusés (bassins de rétention en amont et bassins de compensation en aval). Intramuros, les conduites sont élargies pour faciliter le passage des eaux.

CADEREAU D'ALES
Travaux d'aménagements hydrauliques : Cimetière protestant - Rue de la Gaffone. Réunion publique du 15 mai 2014 / Présentation des travaux

 
LE CADEREAU D'ALES

Parmi les 6 cadereaux de Nîmes, le cadereau d’Alès est de loin le plus à craindre. Partant en amont des bassins de rétention d’Anduze, Antiquailles (demandes d’autorisation en cours), Mittau et Roquemaillère, il termine son cours dans le Vistre après le bassin de compensation du Mas Neuf, (210 000 m3) conçu pour protéger les communes aval. Les travaux réalisés sous Gaston Teissier, Liberté, Jean-Jaurès, Verdun, Pompidou et dernièrement Vieux de Sauve ont permis d’achever le redimensionnement du courssouterrain et la mise en sécurité de la zone urbaine dense.
Cette opération permettant de porter le débit transité sous la ville de 25 à 120 m3/s et pièce maîtresse du Programme CADEREAU 2007-2013, réduira sensiblement le risque inondation en centre-ville.

Coût du cadereau d’Alès : 41 millions d’euros
Ville de Nîmes : 50 % - Etat : 25 %
Nîmes Métropole : 15 % - Région : 10 %

Le cadereau en vidéo :

Cadereau d'Alès : étude sur modèle physique

Que faire ?

Avant la crise
Adopter un comportement vigilant

• S’informer régulièrement auprès des médias nationaux et locaux de la situation météorologique ;
• Identifier une pièce de la maison ou un lieu en hauteur où pouvoir se réfugier ;
• Disposer d’une radio à piles (en cas de coupure de courant) ;
• Identifier le nécessaire d’urgence en cas d’évacuation (papiers administratifs, argent, médicaments…) ;
• Ne pas stationner son véhicule dans les cadereaux ;
• Ne pas déposer d’encombrants dans les cadereaux.

A l’annonce et à l’approche d’un événement pluvieux intense

 

SI POSSIBLE
• Faire une réserve d’eau potable ;
• Mettre les produits toxiques, les objets périssables, putrescibles et les documents officiels au sec ;
• Amarrer les diverses cuves (gaz, fuel).


En cas de montée des eaux ou au déclenchement des sirènes d’alerte de la population


Après la crise
• Éviter de circuler en ville avant l’autorisation des autorités.
• S’assurer de l’accessibilité de votre logement en suivant les consignes des services de secours de votre mairie.
• Chez soi, ne rétablir le gaz et l’électricité qu’après un contrôle complet des circuits (ne pas hésiter à faire appel à un spécialiste).
• Ne pas laisser le logement ouvert sans surveillance.
• Restaurer son habitat : aérer (afin d’évacuer l’humidité) et désinfecter, chauffer les locaux dès que possible.
• Préserver votre santé : ne pas consommer l’eau du robinet, ni celle des forages, avant l’avis favorable de la mairie.
• Après la décrue, circuler avec prudence (chaussées boueuses, dégradées, déformées,…).
• Faire les diverses déclarations aux assurances.