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CultureInterview : Brice Hillairet, révélation masculine aux Molières mercredi 24 juin 2020

Interview : Brice Hillairet, révélation masculine aux Molières

Brice Hillairet est un comédien de 37 ans, né à Montpellier mais Nîmois d’adoption depuis l’âge de 7 ans. Ce mardi 23 juin, il a remporté le Molière de la révélation masculine pour son rôle dans La Souricière d’Agatha Christie au Théâtre de La Pépinière. Rencontre avec ce comédien plein de talent.

Bonjour Brice ! Et bravo ! Ce Molière de la révélation masculine en 2020 vient après un prix plaisir lors de la fête du théâtre de la société des auteurs et compositeurs dramatiques en 2017. C’est une deuxième reconnaissance des gens du métier pour vous ? 

Le prix de la SACD c’était un prix de la critique. J’étais très heureux car j’étais remercié et mis en lumière par des critiques de théâtre. Quand on fait du spectacle vivant on sait que ce sont des gens importants, des précurseurs. Ce prix-là aujourd’hui, le Molière, ce sont les gens du métier qui vous envoient un message de soutien et qui vous disent : « bravo, joli parcours ». Je le prends aussi comme ça. Aujourd’hui je suis trentenaire, je ne débarque pas et je ne suis pas celui qu’on découvre tout à coup. Ça a été tout un parcours pour arriver jusque-là. 

Comment s’est passé votre vie et votre scolarité à Nîmes et comment vous est venu cet amour pour le théâtre ?   

J’étais au collège Capouchiné et quand je suis arrivé en 6ème j’ai eu une prof’ d’histoire-géo qui était aussi une comédienne. Elle avait une troupe de théâtre amateur. Et donc, à 11 ans je suis entré dans cette troupe. En 4ème, ma prof’ de français avait aussi monté une section théâtre que j’ai intégrée. Ensuite, je suis arrivé au Lycée Ernest Hemingway. J’ai continué à faire du théâtre avec la troupe jusqu’au BAC. 

A 18 ans vous décidez de partir à Paris, comme beaucoup de comédiens. Comment ça s’est passé pour vous ?  

Je suis entré au Cours Florent à 18 ans. Je ne connaissais rien de rien. Je n’avais aucune culture théâtrale. J’avais juste une certitude absolue : je voulais être sur scène ou devant une caméra. Il fallait que je m’exprime de cette manière. Mais c’était compliqué car sans culture on ne sait pas où on va et mes premières années à Paris m’ont servis à forger ma culture.  

Il y a une pièce qui vous a marqué ? Que vous avez pu voir au Théâtre de Nîmes ? 

Si je dois garder une pièce qui m’a marqué à Nîmes ça serait Un barrage contre le Pacifique de Marguerite Duras avec Marie-Christine Barrault. C’est l’une des premières pièces que j’ai vu. Ça m’a beaucoup impressionné car Marie-Christine venait de perdre Roger Vadim, son compagnon cinéaste. Elle était sur scène 3 jours après à Nîmes. Ce soir-là elle a été fabuleuse et elle a craqué pendant les saluts… Il y a quelques années, j’ai rencontré Marie-Christine Barrault et on se connait bien maintenant. La première fois que je l’ai rencontré je lui en ai parlé. Elle se souvenait très bien de cette soirée qui restera dans nos mémoires à tous les deux.  

Il y a le théâtre mais il y a aussi des passages remarqués derrière la caméra. Ça fait du bien ? C’est un autre univers ?    

Ma principale activité reste le théâtre et il y a par moments des sortes de « bulles » ultra agréables, qui sont de se retrouver sur un plateau de tournage. C’est très différent, c’est un autre rapport à notre art, au métier et au travail. J’aime beaucoup ça, de plus en plus et ça peut me manquer. La différence avec le théâtre c’est que je sais que je ne peux pas vivre sans. A priori, il m’arrive de vivre sans un plateau de tournage, donc ça veut dire que j’y arrive ! 

Est-ce que vous avez l’occasion de revenir à Nîmes et de profiter de votre ville de cœur durant l’année ? 

Toute ma famille est encore à Nîmes et je viens au moins une fois par an pour les voir. Il m’arrive de venir l’été, il faut dire que vous avez les arguments à Nîmes ! Et évidement je ne rate pas les fêtes de noël en famille.

Quels sont les projets à venir ? 

Le projet immédiat c’est la tournée de La Souricière qui commence fin septembre jusqu’à mi-décembre. Et ensuite, on va se concentrer sur le Festival d’Avignon 2021 mais tout est encore très incertain à l’heure actuelle, puisque l’annulation du festival cette année a fait que la plupart des projets de 2020 ont été réintégrés dans l’édition de 2021. On espère vraiment pouvoir être de la partie. 

Merci et encore bravo Brice ! 

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