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Patrimoine, Proximité, Vie associative et des quartiers(podcast) Avenue Bir-Hakeim mardi 26 janvier 2021

(podcast) Avenue Bir-Hakeim

Cette artère très fréquentée, à l’extrémité des quartiers Chemin Bas d’Avignon et Clos d’Orville, relie la Route d’Avignon au Boulevard Salvador Allende. Elle regroupe de nombreux commerces et une vie associative très dense. On y retrouve aussi une annexe de la police municipale, une école, une Poste, des habitations, et même une église inscrite monument historique. 

 

Le quartier du Chemin-Bas d’Avignon, dont la construction commence en septembre 1958 sur des terrains agricoles à l’est de Nîmes, est le premier grand ensemble sorti de terre en périphérie de la ville. Il servira dans un premier temps à loger les « pieds noirs » de retour en France. L’avenue Bir-Hakeim est vu comme l’entrée de la cité et elle est un lieu de rencontre. Le centre commercial Saint Dominique et ses 11 commerces, réhabilités en 2012 dans le cadre du projet de rénovation urbaine, offrent un service de proximité indispensable à la vie de quartier. 

 

Le bataille de Bir Hakeim

 

Bir Hakeim, du nom d'un point d'eau désaffecté au milieu du désert de Libye, au sud de Tobrouk, est une bataille de la Seconde Guerre mondiale, qui s'est déroulée en 1942 durant la guerre du désert. Elle devint le nom d’un mouvement de Résistance : « le maquis Bir-Hakeim » en Languedoc. Pendant ces seize jours, la 1re brigade française libre (future 1re division française libre) du général Kœnig résistera aux attaques des armées motorisées italiennes et allemandes (l'Afrika Korps), plus nombreuses, commandées par le général Rommel. Le répit ainsi gagné par les Français libres permit aux Britanniques, alors en mauvaise posture, de se replier, puis de remporter une victoire stratégique lors de la première bataille d'El Alamein en juillet 1942. Bir Hakeim fut la première contribution militaire importante des Forces françaises libres. Elle fut pour beaucoup dans la reconnaissance politique par les Alliés du Comité national de la France combattante.

 

L’église Notre-Dame du Suffrage et Saint Dominique 

 

L’édifice religieux est construit entre 1963 et 1964 par l’architecte Joseph Massota. Celui-ci propose une église en forme d'amande, de barque ou de poisson, voulu pour s'opposer aux parallélépipèdes des habitations voisines. L’église est construite en béton avec une charpente en bois verni, et ornée de verres de couleur (bleu, rouge, jaune) dont certains pivotent pour la ventilation. Le choix de la couleur offre un résultat étonnant de contraste, la luminosité est due au procédé de construction dit en quinconce. Les grandes dalles de verre ont été réalisées par le peintre Jean Gineyts et le vitrail du baptistère est l'œuvre de Dominique Gutherz. Les galeries du rez-de-chaussée qui étaient en béton brut ont été décorées par Laure Pascal. L’église contient 800 places assises et mesure 47 m de long sur 21 m. Devant l'église, un pylône avec croix de Camargue et poissons (symboles des premiers chrétiens) représente le salut. La première pierre est posée le 15 septembre 1963, c'est l'unique pierre du bâtiment. Inscrit monument historique depuis 2002, cette œuvre de Joseph Massota a rempli son contrat d'un édifice simple, peu onéreux, construit rapidement et destiné à remédier à une situation d'urgence. Aujourd'hui, ce bâtiment garde un aspect très moderne, surtout perceptible dans le grand volume intérieur et dans son mode de construction.

 

 

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