Exposition Negpos : "Plaisirs intimes" de Jorge Luis Marrero Carbajal

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Pour la 8e édition de « Ceci n’est pas une photo », NegPos convie l’artiste Jorge Luis Marrero Carbaja.

  • NegPos

  • Du 22 février 2026 au 30 avril 2026

En un clin d'oeil !

Dates

Du 06/02/2025 au 30/04/2026 tous les jours de 10h à 18h.

Périodes

Automne, Eté, Hiver, Printemps

> Biographie : Jorge Luis Marrero Carbajal, La Havane (1970).

Il vit et travaille à La Havane. Formé à l’Académie des Beaux-Arts San Alejandro en 1986, puis à l’Institut Supérieur des Arts en 1989, où il obtient son diplôme en 1994.

Au cours de ses études, il a eu la chance d’être l’élève de nombreux artistes et intellectuels éminents des générations précédentes : Elso Padilla, Leandro Soto, Flavio Garciandía, Osvaldo Sánchez, Eduardo Ponjuán, René Francisco Rodríguez, Lázaro Saavedra, José Angel Toirac, et bien d’autres. Tout comme à l’ISA et à San Alejandro, il a naturellement partagé les salles de classe avec presque tous les artistes de la génération de l’art cubain à laquelle il appartient : celle des années 90. Depuis 1994, année où il a obtenu son diplôme de l’ISA, il exerce sa profession.

> Point de vue de l'artiste

"En 1987, alors que j’étais en deuxième ou troisième année à San Alejandro, je ne m’en souviens plus très bien, les gènes paternels m’ont monté à la tête. Et même si je ne me suis pas pris pour un poète (comme c’est son cas), j’ai au moins écrit quatre ou cinq nouvelles en un an, que mon père, aveuglé par sa tendresse, a jugées « très prometteuses » et que j’ai ensuite pris soin de faire disparaître, comme c’est toujours le cas pour les résultats de nos enthousiasmes adolescents.

Par conséquent, si ces nouvelles ratées sont évoquées ici, ce n’est pas pour elles-mêmes, mais parce que pendant cette année-là, je n’ai pas touché un pinceau, sauf pour ce qui concernait le strict devoir scolaire.

Cependant, en tant qu’écrivain, il m’est arrivé quelque chose de curieux. J’ai commencé à tourner les doigts de mes mains dans des positions très étranges, leur donnant des significations, c’est-à-dire en leur trouvant des similitudes représentatives avec la réalité ; comme lorsque nous nous allongeons pour regarder le ciel et désignons les nuages comme des « petits chiens », des « chatons », des « visages » ou toute autre chose, en fonction de la santé mentale de chacun.

Je me suis alors rendu compte que, à mesure que je m’adonnais à ce plaisir schizoïde, j’assistais à un processus sui generis : la création d’un code représentatif. Malheureusement, contraint par un idéal très cher à l’avant-garde : une figuration propre.

Borges disait qu’un écrivain écrit toujours le même livre. Il est évident que nous, les artistes, développons également des thèmes obsessionnels, ce que la critique « sérieuse » appelle les limites épistémologiques de la proposition ou de la recherche de Untel ou Untel (enfin, quand il y en a, il faudrait le noter).

Pour moi, cette manie de tordre les mains, en plus de me donner une réputation de fou, ce qui était bien vu parmi les intellectuels de la classe (dans cette école, il y avait toutes sortes de spécimens), m’a confirmé deux choses. La première : ma vocation d’artiste visuel, je reconnais que la vocation ne certifie en rien la qualité, je ne voudrais pas pécher par pédanterie ; et la seconde : ce qui allait devenir mon obsession de recherche à partir de ce moment-là, la manière dont un artiste appréhende et traduit en codes représentatifs ce que nous déduisons visuellement comme étant la réalité.

Réfléchissant alors à une solution possible à ces désirs louables ; et puisque ce sont là les limites épistémologiques de ma proposition, il ne m’est donc pas permis de parler d’urbanisme, de prison, de liberté de pensée, de dissolution de l’homme dans la masse, du riche patrimoine culturel afro-cubain, etc., ou du moins de les traiter comme des points névralgiques de mon anecdote.² J’ai donc décidé d’agir cette fois-ci par inclusion et de rendre publiques ces « performances » secrètes, qui m’ont procuré un plaisir si intime tout au long de ces années."

Jorge Luis Marrero

Lieu

Adresse

NegPos
1 Cours Nemausus
30000 Nîmes

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Informations pratiques

  • Accueil des personnes en situation de handicap

    • Tourisme adapté : Accessible en fauteuil roulant avec aide

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