« Bonjour Nîmes ! » : après sept rencontres, la Ville passe de l’écoute aux premiers engagements

  • Communiqué de presse

Cadre de vie, jeunesse, services publics de proximité : après avoir donné la parole aux Nîmoises et aux Nîmois dans sept rencontres à travers la ville, l’équipe municipale présente les premières mesures qui seront engagées dans les prochains mois. Une première étape vers un projet de ville construit avec les habitants.


Publié le 08 septembre 2026 Document


La restitution “Bonjour Nîmes !” en vidéo

Série vie municipale : "Bonjour Nîmes ! La restitution " - Mardi 8 septembre 2026 au Parnasse.

De mai à juillet, les sept rencontres de « Bonjour Nîmes ! » ont permis d’aller à la rencontre des habitants dans les différents secteurs de la ville. Entre 2 500 et 3 000 personnes ont participé à cette démarche et 197 habitants ont pris directement la parole.

Au-delà de la diversité des quartiers et des préoccupations exprimées, un constat commun se dégage : les Nîmoises et les Nîmois sont profondément attachés à leur ville, mais souhaitent une ville plus unie, plus attentive et plus équitable entre les quartiers. Ils demandent à la fois des réponses concrètes aux difficultés du quotidien et un projet permettant à chacun de trouver sa place dans l'avenir de Nîmes.

L’analyse des échanges fait ressortir trois grandes priorités : le cadre de vie et l’espace public, la jeunesse et l’éducation, et l’accès à un socle de services publics de proximité. La demande de proximité, de lien social et de participation à la vie de la ville traverse également l’ensemble des rencontres.

« Bonjour Nîmes n’était pas juste une tournée de réunions. C’était un premier acte de notre manière de faire : aller vers les habitants, écouter ce qu’ils vivent et regarder avec eux ce que nous pouvons changer. Nous avons entendu des attentes fortes, parfois des urgences. Nous ne prétendons pas tout régler en quelques mois, mais nous voulons démontrer que la parole donnée entraîne des conséquences concrètes. » Vincent Bouget, maire de Nîmes, président Nîmes Métropole.

Agir sur le cadre de vie

La qualité de l'espace public constitue l'une des préoccupations les plus largement partagées : propreté, entretien, voirie, accessibilité, végétalisation, ombre et adaptation de la ville aux fortes chaleurs. Les attentes diffèrent selon les quartiers, mais elles traduisent partout une même demande : pouvoir vivre dans une ville entretenue, agréable et adaptée aux conditions climatiques à venir. 
Dans les prochains mois, la Ville prévoit notamment :

  • la création de parcours fraîcheur, en valorisant les fontaines et points d'eau existants ;
  • une expérimentation de voiles d'ombrage dans l'espace public ;
  • un accompagnement du permis de végétaliser pour les habitants et les commerçants ;
  • la poursuite de la transformation du parc urbain, avec une démarche de concertation sur son nom et ses usages, des équipements sportifs et l'intégration de dispositifs de fraîcheur, notamment des brumisateurs.

« Les habitants nous ont parlé très concrètement de leur quotidien : la chaleur, le manque d'ombre. Nous voulons répondre avec des choses visibles et simples. Adapter Nîmes au changement climatique, ce n'est pas seulement planter des arbres : c'est aussi rendre l'espace public plus confortable, plus accessible et mieux partagé. » Agnès Charaix-Py adjointe à la végétalisation et à la renaturation de la ville.

Sur les sujets de propreté urbaine :

  • amélioration du fonctionnement entre la Ville et l’agglo en limitant les interlocuteurs pour plus d’efficacité ;
  • la mise en place d'une expérimentation « Allo Nîmes Propre », avec un numéro unique pour signaler les dépôts sauvages et accélérer leur traitement ;
  • la suppression de la limite de deux encombrants par demande ;
  • le développement des abris-bacs, expérimentés à Gambetta, pour les ordures ménagères puis pour le verre et les emballages ; Abri-bacs installés rue Louis Raoul et rue Paulet pendant l’automne ;
  • l'organisation d'une opération citoyenne de nettoyage associant habitants, associations, clubs sportifs, écoles et acteurs économiques pour se réapproprier l’espace public.

« Nous avons commencé par regarder comment le service de propreté urbaine fonctionnait réellement. Il faut réellement simplifier les choses pour les habitants et être plus efficaces. Avec “Allo Nîmes”, chacun pourra signaler plus facilement un dépôt sauvage et nous pourrons agir plus rapidement. La Ville est notre maison commune, la propreté doit redevenir une responsabilité collective. » François Seguy, adjoint à la Propreté et à la Qualité des espaces publics.

Faire de la jeunesse une priorité

La jeunesse est l'un des enseignements majeurs des sept rencontres. La question est particulièrement forte dans les quartiers populaires, où elle rejoint les enjeux d'éducation, d'accès aux équipements, d'insertion, d'emploi et de lieux permettant aux jeunes de se retrouver. La Ville souhaite structurer son action autour de plusieurs engagements : 

  • création d'une Direction de la jeunesse ;
  • renforcement des partenariats avec l'Université de Nîmes et France Travail ;
  • création, avec l'université, d'un portail d'information unique pour les étudiants, regroupant notamment les informations sur le logement, les loisirs et les mobilités ;
  • favoriser le développement de réseaux professionnels dès la 3ème et la seconde : accueil de plus d'une centaine de stagiaires en mairie dès cette année, avec l'objectif de développer ensuite un réseau d'accueil avec les acteurs économiques locaux, développement d’accueil de services civiques à la ville ;
  • développement des liens avec les acteurs économiques locaux pour créer un réseau d’accueil de stagiaire, pour favoriser l’emploi local, et faciliter l’insertion des jeunes.
  • poursuite des actions de prévention et d’animation feria pour la jeunesse co-porté avec le Conseil municipal des jeunes avec distribution de mocktails, donc sans alcool, avec dj et apéro mousse.

« Ce que nous avons entendu est très clair : les jeunes ne demandent pas seulement qu'on fasse pour eux, ils demandent qu'on les considère et qu'on leur donne une place. Notre ambition est de ne pas laisser un jeune sans solutions, en coordonnant mieux les dispositifs, en créant des passerelles vers l'emploi et surtout en faisant des jeunes des acteurs à part entière de la ville. » Sabine Oromi, adjointe à la Jeunesse.

L'action en faveur de la jeunesse passe également par l'école.

Pour cette rentrée, la Ville poursuit notamment : 

  • La déprécarisation des agents périscolaires ;
  • La mise en place de la carte de bibliothèque pour les enfants entrant en CP ;
  • Le développement de nouveaux outils pour faciliter la réservation de la cantine ;
  • La possibilité de repas végétariens équilibrés pour les familles qui le souhaitent ;
  • Le « Plan écoles » concernant les travaux, prévoit par ailleurs la rénovation thermique de six écoles par an et la réalisation de cours Oasis pour s’adapter aux réalités climatiques.

« L'école est le premier endroit où l'on peut agir pour donner les mêmes chances à tous les enfants. Nous voulons travailler à la fois sur les apprentissages, l'accès aux livres et aux ressources, la qualité de l'accueil et les conditions matérielles dans lesquelles les enfants apprennent. » Pierre-Edouard Detrez, adjoint à l'Éducation

Garantir un socle de services publics de proximité

Dans plusieurs quartiers, notamment les quartiers populaires, les habitants ont exprimé une attente forte : pouvoir accéder près de chez eux aux services essentiels, à la santé, aux équipements sportifs et associatifs, à la mobilité, à la sécurité et au lien social.

Parmi les premières actions annoncées : 

  • favoriser les dynamiques et synergies associatives, en favorisant l’accompagnement deux ceux qui s’investissent pour le territoire et une répartition plus transparente et équitable des créneaux dans les équipements sportifs ;
  • lancement d’une série de projets pour favoriser les liens intergénérationnels ;
  • ouverture d'un centre de santé au Mas de Mingue, dans la mairie annexe, prévue au premier semestre 2027 ;
  • soutien à la création d'une école publique de kinésithérapie, en partenariat avec le CHU et avec le soutien de la Région ;
  • lancement, le 7 octobre, du Conseil local de santé mentale ;
  • réflexion sur la mise en place d'une mutuelle municipale, notamment à destination des personnes les plus précaires ;

« La proximité, c'est la possibilité de trouver une réponse quand on en a besoin, sans avoir le sentiment d'être laissé de côté. Nous voulons renforcer les services de proximité et mieux travailler avec tous ceux qui font déjà vivre les quartiers : associations, professionnels de santé, acteurs sociaux et habitants. » Catherine Fénech, adjointe à la Santé publique et la santé environnementale.

La sécurité et la tranquillité constituent également une attente importante exprimée lors des rencontres.

La Ville souhaite : 

  • renforcer les coopérations entre police municipale et police nationale ;
  • développer la présence de proximité et poursuivre les actions de prévention ;
  • ouverture d'un poste de police sur l'esplanade, afin de contribuer à la sécurisation du secteur de la gare ;
  • l'expérimentation de bornes d'appel.

« Notre objectif est de construire une ville apaisée, où chacun puisse vivre, circuler et profiter de l'espace public sereinement. Cela suppose à la fois davantage de proximité, de prévention et, lorsque c'est nécessaire, de sanction. Nous allons renforcer les coopérations entre les forces de sécurité et expérimenter de nouveaux outils pour répondre aux situations signalées par les habitants. » Nicolas Nadal, adjoint à la Sécurité.

De la concertation à la construction d'un projet commun

Pour la nouvelle équipe municipale, les rencontres de « Bonjour Nîmes ! » constituent une première étape. Elles ont permis de mieux identifier les priorités, les besoins et les attentes des habitants.

Les premières mesures annoncées répondent aux urgences du quotidien tout en dessinant une ambition de plus long terme : faire de Nîmes une grande ville méditerranéenne qui compte, protège ses habitants, prépare son avenir et s’appuie sur ses forces pour se développer.

L’adaptation au réchauffement climatique sera l’un des grands chantiers de cette transformation. L’objectif est de faire de Nîmes, dans les cinq prochaines années, une ville pilote dans l’adaptation au changement climatique, puis de construire progressivement une véritable cité-jardin méditerranéenne, capable de transformer les contraintes liées à la chaleur en opportunités pour son cadre de vie, ses habitants, ses commerçants, ses artisans et ses entreprises. Cette transformation devra également permettre de préserver l’attractivité de la ville et de mieux protéger les populations les plus vulnérables face à l’intensification des épisodes de chaleur.

Cette ambition s’inscrit dans une vision plus large de l’avenir de Nîmes : une ville qui puise dans ses racines pour se projeter, qui donne toute sa place à sa jeunesse, à ses associations et à ses entreprises, et qui offre à chacun les conditions pour y vivre, y grandir et y construire son avenir. 
Pour y parvenir, la Ville souhaite engager une nouvelle étape de la démocratie locale, fondée sur un pacte démocratique avec les habitants. Le projet « Vivre et habiter à Nîmes » sera ainsi construit avec les Nîmoises et les Nîmois pour identifier les rues et les places à transformer, végétaliser et renaturer.

Cette démarche se prolongera avec la création de « Places communes », conçues au cœur des quartiers avec les habitants, les associations et les acteurs locaux, ainsi qu’avec une refonte des conseils de quartier. L’objectif est de faire de ces espaces de véritables lieux de démocratie locale, où habitants, associations et acteurs du territoire pourront contribuer à la mise en œuvre d’un projet collectif et partagé.

Information accessibilité numérique

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