Déclaration d'écoconception du site de la Ville de Nîmes

  • Environnement

Un site web écoconçu prend en compte les impacts environnementaux dans l'ensemble de son cycle de vie. Il est conçu, développé et exploité dans le but de minimiser son empreinte environnementale tout en offrant une expérience utilisateur optimale.

Contenu vérifié le 12 juin 2026

Résumé

Temps de lecture : x minutes
Publié le 12/06/2026
Mis à jour le : 

  • L'écoconception s'appuie sur une méthodologie et un ensemble de bonnes pratiques pour réduire l'impact d'un site web sur son environnement. Le numérique est responsable à lui seul de 4,4 % des émissions de gaz à effet de serre (GES) mondiaux selon les rapports du Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat (GIEC 2022), mise à jour de l'ADEME 2025. Ce chiffre en constante augmentation tend à être multiplié par trois à l'horizon 2050 en l'état actuel de nos modes de vie et de consommation.
  • Il se révèle alors crucial de placer le numérique dans une mécanique de sobriété grâce à une démarche d'écoconception des services numériques.
  • Ce site web a été écoconçu dans le cadre d'une démarche partagée par l'acteur référent en la matière, le collectif GreenIT, et inspirée par les collectivités pionnières, expertes (dont deux Métropoles françaises : Grenoble-Alpes Métropole et Métropole de Rennes). Le site a fait l'objet d'un premier bilan, fin décembre 2024 pour évaluer son impact environnemental à la suite du lancement.
  • Cette démarche globale se traduit par le fait de réduire les fonctionnalités au minimum et se concentrer sur l’essentiel, réduire le temps de chargement et de parcours dans l’application et d'augmenter au maximum la compatibilité avec les équipements des utilisateurs.

Nous avons pensé l'écosystème numérique des sites de la Ville de Nîmes de manière à intégrer pleinement les principes d'écoconception à toutes les étapes du projet et pendant toute la durée de vie du site. Notre démarche se base sur les critères du Référentiel Général d'Ecoconception de Services Numériques (RGESN) :

  • La publication de la déclaration d'écoconception de l'écosystème numérique des sites Internet de la Ville de Nîmes et l'auto-déclaration de conformité et résultat de l'audit réalisé le 10 mars 2026.

Périmètre

C’est dans cette démarche que les sites web nimes.fr, vivrenimes.fr, lamaisoncarreedenimes.fr et les sites satellites à venir sont conçus. Nous les avons pensés de manière à intégrer pleinement les principes d’écoconception à toutes les étapes du projet et pendant toute la durée de vie des sites.

Notre démarche se base sur les critères du Référentiel général d’écoconception de services numériques (RGESN) pour lequel nous avons réalisé, une première déclaration d’écoconception sur nimes.fr concernant son empreinte carbone avant et après mise en place de cette démarche.


Autodéclaration de conformité et résultat de l'audit interne

“Notre volonté est de garantir que le numérique soit pensé, mis à disposition et utilisé de façon plus humaine, plus inclusive et plus durable.”

Le site nimes.fr a été audité, en interne, le 2 novembre 2025 par l’agence Archriss/Gaya (formée par Temesis). Cet audit fait l'objet d'une auto-déclaration présentant les résultats obtenus et la méthodologie mise en œuvre selon la rigueur de l'outil faisant référence, le référentiel officiel d'évaluation de l'écoconception des services numériques. Il a confirmé un taux de conformité de 73 % au RGESN, basé sur la version v.1 2024 du référentiel, la dernière version publiée par l’ARCEP en mai 2024.

Des actions d'amélioration ont été réalisées suite à l'audit. Le taux de conformité au RGESN est désormais de 81%, en mars 2026. Ces actions d'amélioration font l'objet d'une mise à jour, ci-dessous, au fur et à mesure de leurs prises en compte.

Mise à jour au 24/03/2026

Le taux de conformité au RGESN a pu être porté à 81% grâce aux travaux sur les éléments suivants :

  • Critère 2.3 - passage au statut "conforme" : réduire le temps de chargement global des pages en place depuis le 24/03/2026
  • Critères 5.1 et 6.4 - passage au statut "conforme" : suite à la conversion des images PNG/JPEG au format WebP (96,4 % des images sont désormais au format WebP contre 3 % à l’issue de la première mise en ligne), grâce à la réduction du poids des images à l’intégration et à la conversion au format WebP pour l’ensemble des images matricielles. Cette mise en place est effective depuis le 24/03/2026.
  • Critère 6.5 - passage au statut "conforme" : suite à la généralisation du chargement progressif de toutes les images grâce à la mise en œuvre du chargement différé (loading "lazy") en dessous de la ligne de flottaison concernant les contenus avec des images, y compris pour l'agenda (Apidae) à l'exception des iframes (conflit avec le gestionnaire de consentement) en place depuis le 24/03/2026 ;

Le 02/11/2025 (date de mise en production de la déclaration et de l'audit interne RGESN)

Le taux de conformité au RGESN est de 73 % à la mise en production grâce aux travaux consultables sur la page listant le détail des actions par critère.

L'écosystème numérique de la Ville de Nîmes vise une amélioration du score d'avancement pour atteindre 81% en 2026.

Le 29/04/2025 (date de publication de l'évaluation de l'impact environnemental du nouveau site avant et après lancement)

Le site internet nimes.fr déployé le 04/11/2024 a fait l'objet d'une première déclaration sur l'impact environnemental avant et après lancement.

Qu'est ce que l'écoconception ?

Le numérique est responsable à lui seul de 4,4 % des émissions de gaz à effet de serre (GES) mondiaux (Rapports GIEC 2022, mise à jour ADEME 2025, incluant les datas centers). Ce chiffre est en constante augmentation et tend à être multiplié par trois à l’horizon 2050 en l’état actuel de nos modes de vie et de consommation (Avis de l'ADEME : Numérique & environnement : entre opportunités et nécessaire sobriété, 2025). 

Il se révèle alors crucial de placer le numérique dans une mécanique de sobriété grâce à une démarche d’écoconception des services numériques : 

  • en adaptant l’écosystème numérique des sites de la Ville de Nîmes, nous pouvons permettre de ne pas en faire un vecteur de consommation d’appareils devenant obsolètes en à peine quelques années ;
  • en le simplifiant, nous pouvons réduire la consommation énergétique de notre navigation, tout en améliorant nos usages afin que chacun et chacune puisse accéder sans difficulté aux différents services en ligne. 

Cette écoconception aux vertus inclusives passe par un questionnement de la pertinence des fonctionnalités proposées. Elle est également le résultat de l’application rigoureuse d’un grand nombre de bonnes pratiques de design et de développement permettant au passage d’optimiser l'écosystème numérique de la Ville de Nîmes.


Une méthodologie basée sur la coopération et le partage

Notre choix s'est porté vers une agence web, Archriss/Gaya, répondant aux exigences définies, dans la commande, pour répondre aux enjeux du numérique responsable, la mise en place d'une stratégie numérique responsable, capable d'intégrer à toutes les étapes du projet une démarche co-construite d'un service numérique responsable et partageant les mêmes ambitions et la même vision du numérique, avec un sens aigu du service public et de l'intérêt général.

On ne peut pas parler d'un numérique soutenable sans évoquer la coopération et le partage, dans une logique de biens communs. Cette approche nous a permis de fixer plusieurs objectifs :

  • documenter les différentes phases et étapes du projet de mise en œuvre de l'écoconception du site internet nimes.fr, socle commun à l'ensemble des autres sites internet développés ;
  • constituer un design system en proposant le partage d'un ensemble de composants, documentés, testés et prêts à l'emploi pour les designers et les développeurs. C'est l'opportunité de concrétiser un ensemble de règles ergonomiques et accessibles, et constituer une bibliothèque de composants prêts à l'emploi pour la réalisation de sites futurs, et pour mutualiser sur un territoire étendu ;
  • sensibiliser, former et partager de nouvelles pratiques auprès des contributeurs numériques associés ;
  • documenter notre projet de bout en bout pour publier notre déclaration d'écoconception et imaginer un audit externe ou une labellisation future ;
  • mettre en place une démarche d'amélioration continue pour soutenir notre engagement en mesurant son impact et en améliorant nos pratiques.

Une équipe

Une référente en écoconception numérique a été nommée en interne, Josée-Claire Carrara Cagni, pilote du projet de la refonte du site internet, au sein de la direction de la Communication de la Ville de Nîmes pour mettre en place un méthodologie coopérative. Un comité de pilotage projet technique a été réuni, à plusieurs reprises, constitué d'une équipe interne comprenant des participants-acteurs au sein du service digital de la Direction de la Communication, de la Direction numérique et de l'agence Archriss/Gaya.
De nombreux et nombreuses contributeur-ices numériques de la collectivité ont accompagné ce projet ainsi que des utilisateur-rices et communautés qui gravitent autour de la Ville de Nîmes.

Un socle technique robuste et 100 % accessible

Actions et techniques d’optimisations

Nous utilisons plusieurs mécanismes complémentaires de mise en cache et d’optimisation :

  • Mise en place une stratégie de cache côté serveur optimisée au regard du type de contenu, du contexte d’application et des scénarios d’usage.
  • Des directives Apache sont déclarées pour la gestion de la mise en cache côté client.
  • Le CMS est couplé à un serveur de cache Varnish afin d’accélérer la diffusion des pages générées dynamiquement.
  • Le service Cloudflare est utilisé comme réseau de diffusion de contenu (CDN) afin d’optimiser la distribution des contenus et réduire la latence globale.
  • Des dispositifs supplémentaires de gains de performance sont mis en place côté serveur (compression gzip, minification, “bundling”).

Un hébergeur engagé et transparent

Le choix de l’hébergement s’est révélé tout aussi déterminant que celui du développement. Dans cette optique, nous avons retenu l’hébergeur ITS INTEGRA, opéré par Archriss/Gaya, permettant ainsi une gestion centralisée des services pour une simplification du suivi opérationnel. L’objectif initial était de limiter au maximum les besoins en ressources d’hébergement, en concevant une architecture technique optimisée, tout en garantissant la continuité du service public. 

ITS INTEGRA engagé et transparent, s'appuie sur une démarche environnementale concrète, notamment grâce à l’utilisation de boucles d’eau glacée pour le refroidissement, un système en circuit fermé qui ne consomme pas d’eau. L'hébergeur dispose de certifications ISO 5000 (mise en place d'efforts d'amélioration de la performance énergétique de l'hébergement), certification environnementale ISO 14001, certification Ecovadis Gold (qualité du système de gestion RSE) et du label “Ocean appoved.”

Une évaluation en continu

Tout au long du cycle de vie du service numérique, il est prévu plusieurs instances visant au maintien des objectifs définis en termes d’impact environnementaux. Des actions d'amélioration continues permettent :

  • une fois par mois : suivi d'audience et statistiques du site ;
  • une fois par trimestre : Vérification du respect des bonnes pratiques d'écoconception et mesures (niveau EcoIndex, volume de contenus, etc.) ;
  • une fois par semestre : revue interne (Ville de Nîmes) des pages auditées, à l'aide des rapports d'analyse, afin d'identifier les correctifs nécessaires, les solutions associées et de répartir les corrections. Revue des contenus et trafic associé.
  • une fois par an : réunion de bilan avec les parties prenantes (Ville de Nîmes/Archriss). Comité de pilotage abordant le respect des objectifs d'écoconception, et suivi du plan d'action et les arbitrages associés, ainsi que les modifications structurantes sur les contenus.

De manière ponctuelle, les différentes instances pourront intervenir en cas d’évolution, création de nouvelles fonctionnalités ou autre cas nécessitant une intervention périodique. 

Ce calendrier de revue est effectif depuis la rédaction de la déclaration d'écoconception numérique, en janvier 2026. 

L'évaluation porte sur l'ensemble des critères du RGESN applicables au service numérique. Les revues périodiques permettent de vérifier le respect des critères RGESN suivants, selon la nature de chaque instance : 

  • une fois par mois : critères 1.5, 4.10,
  • une fois par trimestre : critères 1.1, 2.4, 2.9, 4.5 à 4.9, 3.1 à 3.3, 3.5, 6.1 à 6.7,
  • une fois par semestre : critères 4.1, 4.2, 4.6, 4.7, 5.1, 5.5 à 5.8,
  • une fois par an : critères 1.1 à 1.5, 2.1 à 2.7, 3.1, 3.3 à 3.5, 4.1, 4.2, 5.1.

La liste précise des critères suivis lors de chaque revue peut être adaptée en fonction de l’évolution du service, des nouvelles fonctionnalités ou des priorités identifiées lors des comités de pilotage.

La question de l'écoconception ne doit pas se réduire à la phase de fabrication. Notre engagement se porte sur l'intégralité du cycle de vie de notre nouveau site internet et notre feuille de route intègre déjà plusieurs actions parmi lesquelles : 

Audit RGESN (auto-évaluation)

Dans le cadre de ce projet de refonte, nous avons suivi les recommandations du Référentiel général de l'écoconception des services numériques (RGESN). Afin d'évaluer la bonne prise en compte des 78 critères d'écoconception définis dans cette démarche, nous avons réalisé une autodéclaration de l'audit RGESN (en suivant le “kit d'autodéclaration” défini). Chaque partie prenante ayant contribué à la réalisation de ce site a ainsi pu s'exprimer en toute transparence et répondre aux questions qui la concernaient.

Le RGESN est le référentiel officiel d'évaluation de l'écoconception de services numériques. Ce référentiel rassemble 78 critères d'écoconception. Il a été élaboré par l'Arcep et l'Arcom, en collaboration avec la DiNum, l'Agence de la transition écologique (ADEME), la CNIL et l'INRIA. Il prend aussi bien en compte l'utilisabilité que le design, le développement, l'hébergement ou encore la stratégie globale notamment. En France, c'est l'outil d'évaluation de référence.

Consulter l'audit référentiel général de l'écoconception, RGESN (auto-évaluation)