Esban : Restitution de la résidence Art et transition écologique
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Culture
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Conférence / Débat / Rencontre
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Exposition
Rencontre en présence des artistes lauréat·es 2026, Noémie Cartailler-Combe, Django Béal-Lacueille et Eliette Guine, directrice de la Filature du Mazel. Ils reviennent sur leurs recherches et présentent les pièces réalisées durant leur séjour.
En un clin d'oeil !
Comment occuper un territoire vulnérable sans le trahir ? Comment incarner un lieu duquel on est étranger·ère ?
À la Filature du Mazel en Cévennes, la résidence qui s’intéresse à l’art et la transition écologique propose un espace de recherche où les pratiques artistiques s’élaborent à partir du territoire lui-même, de ses ressources, de ses particularités et de ses fragilités. C’est dans ce contexte que Django Beal-Lacueille et Noémie Cartailler-Combe, tous deux artistes diplômé·es de l’ésban en 2024 et 2025, ont développé une recherche qui interroge à la fois les usages de la matière et les formes de mémoire inscrites dans les paysages.
Django Beal-Lacueille y a déployé une extension de son projet MnemeSys. Depuis un an, il enregistre en continu son environnement sonore grâce à un micro porté en permanence. Dans le cadre de la résidence, il a imaginé une capsule contenant ces archives vocales, qu’il recouvre de pierres avant de la dissimuler dans un lieu des Cévennes choisi pour sa relative stabilité écologique. Pensée comme un geste à très long terme, cette capsule pourrait être découverte et écoutée dans plusieurs siècles, voire millénaires, ouvrant une réflexion sur la mémoire et la transmission.
De son côté, Noémie Cartailler-Combe a développé un travail de figures hybrides, à la frontière entre le fétiche et le golem. S’appuyant sur la toponymie cévenole, les glissements d’étymologie et parfois les erreurs de traduction, elle a fait émerger des formes humanisées ancrées dans le territoire. Ses sculptures naissent exclusivement de matériaux collectés sur place - terre, eau de rivière, branches, écorces, épines, baies transformées en teinture, laine, plumes ou pierres. Cette économie de moyens n’est pas seulement écologique : elle traduit une position éthique, où l’artiste cherche à composer avec la matière sans la contraindre, en évitant toute logique d’assujettissement.
Entre ancrage local et projection temporelle, leurs démarches dessinent deux manières d’habiter la transition écologique et la vulnérabilité de ce territoire : l’une tournée vers la persistance des traces dans le temps long, l’autre attentive à une cohabitation sensible et immédiate avec les matériaux présents.
Noémie Cartailler-Combe, Django Béal-Lacueille
Une co-production Ecole supérieure des Beaux-Arts de Nîmes – Filature du Mazel – PETR Causses-Cévennes (Pôle d'équilibre territorial et rural).
Ce projet a bénéficié d’une aide de l’État via l’Agence nationale de la recherche au titre de France 2030/référence ANR-23-EXES-0005 dans le cadre du programme GARDENER mené par l'université de Nîmes, Unîmes, le CHU et l’Ésban.
Lieu
Adresse
Cour de l'ésban - Ecole supérieure des Beaux-Arts de Nîmes
10, Grand Rue
30000 Nîmes
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Tarifs
Gratuit.