Mois du film documentaire 2026

  • Culture

Du 12 au 28 novembre 2026 à Nîmes, la 27ème édition du Mois du film documentaire aborde le thème des “mémoires”.

« Mémoires»  

La mémoire est ce qui se tisse entre l’intime et le commun. Entre souvenirs individuels et mémoire partagée, elle demeure fragile, incomplète, parfois silencieuse.

En ce sens, la transmission joue un rôle essentiel. Elle ne consiste pas seulement à conserver, mais à faire circuler, à donner du sens. Le cinéma documentaire s’inscrit pleinement dans cette démarche comme un espace de mémoire vivante. Il tente de reconstruire ce qui a été perdu ou effacé, de conserver avant disparition. Or, il ne se contente pas de montrer : il reconstitue, questionne, propose une lecture sensible du réel. Reconstruire l’archive, c’est aussi accepter ses manques, ses zones d’ombre, c’est faire dialoguer passé et présent pour mieux comprendre ce qui nous constitue.

Comme chaque année, le Mois du doc est l’occasion de rencontrer des cinéastes, des enseignants, des poètes, des artistes, des critiques de cinéma et, bien sûr, de découvrir des films rares.

La richesse du programme de ce Mois du doc est possible grâce à l’engagement indéfectible de nos partenaires : Le Sémaphore, le musée d’art contemporain du Carré d’art, l’association Anima, l’Agence unique – Occitanie culture, La Cinémathèque du documentaire, radio Rayvox (deux émissions sont réalisées spécialement pour cette édition), radio Alliance+ (enregistrement d’une émission de présentation de l’ensemble du programme).


Le programme détaillé

Entrée libre sauf mention contraire

  • 18h30
    Soirée d’ouverture
    Grand auditorium - Carré d’art

    La soirée de lancement est une proposition de films courts de formes et d’histoires très différentes, à l’image de l’ensemble du programme du Mois du film documentaire, « Mémoires ».

    Onze, Anne-Lise Maurice, 2021, 8 min.
    « A travers les images que j'ai filmées (sans les regarder) depuis la mort de ma mère il y a onze ans, je découvre un chemin parcouru sans elle, un monde où je peux m’inscrire, dans une filiation, dans une histoire commune, vivante et vive qui m’entraine ». (Anne-Lise Maurice)

    5 ans après la guerre, Samuel Albaric, Ulysse Lefort et Martin Wiklund, 2017, 15 min.
    Comment grandit-on avec un père irakien absent et une mère juive omniprésente ? Tim, traversé par les grands bouleversements du monde actuel, essaye tant bien que mal d’y trouver sa place.

    Camera test (King Cadbury), Charlie Shackleton, 2024, 7 min.
    Un documentaire improvisé sur les traditions familiales et les biscuits au chocolat…

    200 000 fantômes, Jean-Gabriel Périot, 2007, 11 min.
    Le A-Bomb Dome est le nom d’un ancien centre d’affaires japonais devenu le symbole de la destruction de la ville d’Hiroshima par la bombe atomique américaine en 1945. Construit en 1915, c’est le seul bâtiment à être resté debout dans l’entourage immédiat du lieu de l’explosion.
     

  • 14h00
    Grand auditorium – Carré d’art
    Séance proposée par Carré d’art - musée d’art contemporain

    Séance sous forme de dialogue entre les films de Noé Grenier et le travail de l’artiste Sylvain Fraysse.

    Noé Grenier est un artiste visuel, vidéaste et cinéaste français, diplômé de l'École des Beaux-arts de Montpellier (ESBA-MOCO) et du Fresnoy – Studio national des arts contemporains. Il réalise des films expérimentaux combinant différents médias, avec un usage fréquent de la pellicule et du found footage. Ses films ont été présentés dans de nombreux festivals. Pour cette séance il présentera trois courts-métrages : Les images qui vont suivre n'ont jamais existé (2022, 7 min.) ; Flight memory (2018, 12 min.) ; L'attaque de la diligence (2024, 4 min.).

    Sylvain Fraysse est un artiste visuel, dont le travail est traversé par une réflexion autour de la notion de temps : le temps dans la durée, expérimenté dans le travail répétitif, minutieux, presque fastidieux, de la gravure, et le temps immédiat, frénétique, de l’image médiatique, d’où il puise son inspiration. En 2026 il effectue une résidence de recherche et de création au Centre de documentation Bob Calle de Carré d’Art – musée d’art contemporain et présente en guise de restitution l’exposition Le désastre prend soin de tout (20 octobre – 13 décembre 2026).

    La projection sera rythmée par une conversation entre les artistes Noé Grenier et Sylvain Fraysse modérée par Hélène Audiffren, directrice du musée d’art contemporain et suivie par la visite de l’exposition Le désastre prend soin de tout de Sylvain Fraysse au centre de documentation Bob Calle et sur le Mur Foster, en présence de l’artiste.

    15h30
    Grand auditorium – Carré d’art

    En présence de Vincent Marie, réalisateur, enseignant en Histoire, en cinéma et auteur de D'un regard à l'autre - L'Algérie coloniale, la guerre d'indépendance au miroir des cinéastes amateurs et militants bretons (Ed. Le Manuscrit, 2025).

    J’ai 8 ans, Yann Le Masson, 1961, 9 min.
    Rescapés de la guerre d'Algérie et réfugiés dans des camps tunisiens, des enfants algériens témoignent à partir de dessins qu'ils ont eux-mêmes réalisés, des événements tragiques qu'ils ont vécus.
    Primé aux festivals d'Oberhausen et de Leipzig en 1961, le film sortira en France douze ans plus tard.

    Les Mots qu’elles eurent un jour, Raphaël Pillosio, 2024, 84 min.
    « En 1962 Yann Le Masson filme des militantes algériennes à leur sortie de prison en France. 50 ans après, alors que la bande son a disparu, je pars à la recherche de ces femmes. Une enquête sur leur histoire silencieuse. Un essai sur le cinéma qui figure leur disparition, et pour toujours, les garde vivantes. » (Raphaël Pillosio)
     

  • 18h30
    Le Sémaphore
    Hors-Zone
    Séance en partenariat avec l’association Anima
    Tarif unique : 6€

    En présence de Yves-Marie Mahé

    Lionel Soukaz, le désir et le manque, Yves-Marie Mahé, 2025, 78 min.
    Portrait du cinéaste pionnier des luttes LGBT, Lionel Soukaz, disparu en février 2025. Son travail est à la croisée de plusieurs cinémas qui habituellement ne se rencontrent pas : expérimental, militant, porno, journal filmé…
    « J’ai rencontré Lionel début 2000 à l’association de cinéma expérimental L’Etna. On est devenu instantanément amis. Le besoin de faire ce film est venu du fait d’apprendre que beaucoup des films de Lionel, dans leurs supports originaux, avaient disparu. Récolter des captations d’entretiens permet de les sauver. Et évidemment de retrouver Lionel qui filmait les autres pour qu’ils ne disparaissent pas. » (Yves-Marie Mahé)

    Pour public averti. Des images sont susceptibles de heurter la sensibilité de certains spectateurs.

  • 14h30
    Médiathèque Marc Bernard (rue Edgar Poe)

    Lancement d'un collectage de comptines multilingues.
    La médiathèque ouvre grand ses oreilles et se concentre sur le son.
    Venez écouter, raconter, chanter et échanger les sons et musiques qui ont bercés votre enfance. La médiathèque s'inspire du travail de l'association Musique en Herbe en partenariat avec la Scène de Musiques Actuelles, les établissements scolaires et associations volontaires des quartiers Pissevin et Valdegour. Ce collectage de comptines prendra la forme d'ateliers de décembre à mars à la médiathèque Marc Bernard et à Paloma.

  • 18h30
    Grand auditorium – Carré d’art

    En présence de Chowra Makaremi, anthropologue, chercheuse à l’EHESS (Ecole des hautes études en science sociale) et cinéaste

    Hitch, une histoire iranienne, Chowra Makaremi, 2019, 78 min. 
    « Ma mère, une opposante à la République islamique d’Iran, est arrêtée en 1981 ; j’ai sept mois. Emprisonnée, torturée, elle disparait durant l’exécution massive de milliers d’opposants au cours de l’été 1988. Je découvre progressivement ce passé, qui reste tabou en Iran, et j'enquête en dressant la cartographie de ce qui reste, quand l’histoire a effacé les êtres et s'attache à gommer les contours de la disparition. » (Chowra Makaremi)

  • 18h00
    Le Sémaphore

    En présence de Sylvie Ballyot

    Green line, Sylvie Ballyot, 2024, 150 min.
    Fida a grandi à Beyrouth dans les années 80 pendant la guerre, plongée dans cet « enfer rouge » dont lui parlait sa grand-mère. À l’aide de figurines et de maquettes miniatures, elle va à la rencontre de miliciens et confronte ses souvenirs d’enfant avec les leurs. Sylvie Ballyot, dans un geste cinématographique spectaculaire, entreprend d'arracher Fida à un songe où, dans ses yeux d'enfant, la mort se confondait avec la vie. 
     

En écho

Samedi 21

11h00
Libr’échange
Agora - Carré d’art

Rencontre avec Julie Emile Fabre autour de son livre Le Procès - Des violences intrafamiliales à l'affaire Pelicot (Ed. MORGEN, 2026)
Témoin des audiences du procès des viols de Mazan, la dessinatrice indépendante, Julie Émile Fabre, tisse un lien étroit entre cette affaire et les violences intrafamiliales qu’elle a vécues. Du caractère particulier de ce procès, elle tire le fil pour comprendre les mécanismes en jeu et rappelle avec force : les crimes commis ne sont pas le fait de monstres, mais d’individus auteurs de violences sexistes et sexuelles dans un système qui les valide. 
Interroger l'intime à travers un procès historique qui concerne chacun, tel est l'enjeu du texte brûlant de Julie Émile Fabre qui regarde le viol en face dans ce qu'il a de plus ordinaire.

Julie Emilie Fabre est artiste-autrice, agrégée et docteure en arts plastiques, critique d’art et commissaire d’exposition indépendante. Elle pratique le dessin depuis toujours. Elle vit et travaille à Nîmes.

Présentation suivie d’une discussion avec Vanessa Monteillet, porteuse du projet de la clinique juridique d’accompagnement des victimes de violences intrafamiliales. Créée en 2023, cette clinique constitue un dispositif pédagogique et social inédit qui s’inscrit dans la politique nationale et départementale de lutte contre les violences intrafamiliales. Portée par la Faculté de Droit de Nîmes Université en partenariat avec le SIAO de la Croix-Rouge du Gard et les services du Département, elle répond à un besoin identifié entre l’accompagnement social et la prise en charge juridique.

Une sélection de dessins de Julie Emile Fabre issus de son livre ainsi que des inédits seront exposés sur le mur Etude de la bibliothèque du Carré d’art du 3 novembre au 12 décembre 2026.
 

  • 15h30 
    Rencontre Poésie/Cinéma 
    Grand auditorium – Carré d’art 

    Poésie 
    Signe des temps, Christophe Manon, éd. Héros-Limite, 2024 
    Signe des temps est une expérience d’autobiographie collective. La plupart des éléments convoqués sont susceptibles d’appartenir à chacune ou chacun d’entre nous, dans un mouvement qui, selon Georges Perec, « partant de soi, va vers les autres », et inversement. Par contrastes déchirants, ou par troublantes affinités, le rapprochement d’énoncés appartenant à des registres différents a pour effet d’éveiller un sentiment d’insolite familiarité.

    Christophe Manon a publié une vingtaine de livres, aux éditions Héros-Limite, Verdier, Nous, Dernier télégramme, etc. Il se produit régulièrement dans le cadre de lectures en public, parfois en collaboration avec des musiciens.

    Cinama
    La Photo retrouvée, Pierre Primetens, 2024, 76 min.
    « Durant mon enfance, j’ai vécu des événements traumatisants qui ont impacté mon être à jamais. Je ne cesse de ressasser ces instants, de tenter d’en comprendre le sens, dans le but de rester vivant. J’arrive aujourd’hui à déchiffrer cette histoire et à désirer la raconter mais je n’ai aucune image de mon enfance, ni de ma famille. Elles ont toutes été perdues ou détruites. Aujourd’hui je décide de raconter mon histoire, en empruntant les images des autres. » (Pierre Primetens)

    Pierre Primetens est né d’une mère portugaise et d’un père français. Après des études d’art plastique et de cinéma, il réalise une trilogie autobiographique programmée dans de nombreux festivals en France et dans le monde : Un voyage au Portugal (2000), Des vacances à l’Île Maurice (2005), Contre toi (2008) et La fête des garçons (2010). La Photo retrouvée est son dernier film.

    Suivi d’une rencontre avec Christophe Manon, poète et Pierre Primetens, cinéaste
     

  • 18h30
    Le Sémaphore
    Séance proposée par l’association Anima
    Tarifs habituels

    Avant-première en présence de Jean-Gabriel Périot

    Une vie manifeste, Jean-Gabriel Périot, 2026, 96 min.
    Michèle Firk, critique de cinéma (huit ans au sein de la revue Positif), aspirante réalisatrice et militante révolutionnaire, n’a eu de cesse de défendre la justice et la liberté. Une vie manifeste retrace le destin hors du commun d’une femme totalement affranchie des règles de l’époque, amoureuse libre, éprise de cinéma et de révolution.

  • 18h30
    Grand auditorium – Carré d’art

    Les Cahiers Adjani, Cyril Brody, 2025, 86 min.
    « Depuis quarante ans, je collectionne les articles du monde entier sur Isabelle Adjani, couvertures, pages et photos que je découpe et colle dans de grands cahiers. Au cahier n°42, mon œil de réalisateur ose enfin se pencher sur cette collection de fan, devenue peu à peu secrète… Histoires d’objets, de collectionneurs, de famille et de temps : une vie partagée avec une star en photos. » (Cyril Brody)

    Retour à Genoa City, Benoît Grimalt, 2017, 30 min.
    « Mémé et son frère Tonton Thomas regardent le même feuilleton, tous les jours à la même heure, depuis 1989. Vingt ans après mon départ de Nice, je reviens les voir pour qu’ils me racontent les 3527 épisodes que j’ai manqués. » (Benoît Grimalt)

    Suivi d’une rencontre avec Cyril Brody et Benoît Grimalt

    Mercredi 25 novembre, Cyril Brody rencontre les détenus de la Maison d’arrêt de Nîmes autour de son film.
     

  • 18h30
    Grand auditorium – Carré d’art
    Séance proposée par l’association Anima

    En présence de Philippe Azoury, journaliste et critique de cinéma

    Nova ’78, Aaron Brookner et Rodrigo Areias, 2025, 78 min.
    Durant trois jours à New York en décembre 1978, la Nova Convention a réuni autour de l’écrivain William Burroughs, Patti Smith, Frank Zappa, Allan Ginsberg, Laurie Anderson, Merce Cunningham, et bien d’autres, dans une explosion d’idées, d’art et de rébellion. Tournées par Howard Brookner, ces images souvent inédites ont été retrouvées et restaurées entre 2012 et 2024. Ce film leur redonne vie.
     

  • 18h30
    Grand auditorium – Carré d’art

    En présence de Mariette Gutherz, Olivia Gutherz et Marion Truchaud

    « Les deux films évoquent des mémoires de formes différentes, l'art et la parole, toutes deux tissées par la force de la filiation. Comment l'héritage familial des mémoires individuelles peut-il se transformer en mémoire collective par le prisme de la caméra et de la création ?
    Mémoires des disparus, des gestes et des mots. » Olivia Gutherz

    Où résonne l’absence, vibrent les corps, Marion Truchaud, avec Olivia Gutherz, 2026, 15 min.
    Dans l’atelier de son père disparu, Olivia fait vibrer les cordes de sa viole de gambe. Entre partitions et improvisations, elle explore les sons comme les souvenirs. La musique dialogue avec les tableaux, les corps et les notes se font écho, la création répond à l’absence.
    Le film a été tourné en juin 2025 à Meynes, dans l'atelier de Dominique Gutherz (1946-2022), peintre et ancien directeur de l'Esban.

    Je ne sais pas si tu peux comprendre, Mariette Gutherz, 2000, 57 min.
    « Ce film raconte l'histoire de la transmission d'un héritage dans une famille, ma famille. Mon père a connu un parcours d'exilé d'origine juive. En 1938 il fuit son pays en y laissant sa famille et ses projets professionnels. Réfugié à Nîmes, il rejoint la Résistance et rencontre ma mère pour qui il se converti au catholicisme avec sincérité. Il s’installe ensuite comme médecin et initie l'accouchement sans douleur ». Mariette Gutherz
    Des images explicites d'accouchement peuvent heurter certaines sensibilités.
     

  • 15h30
    Grand auditorium – Carré d’art
    Séance en partenariat avec L’Agence Unique – Occitanie culture

    Rencontre croisée sur La Retirada qui met en regard celui du livre d'Agnès Sajaloli (en sa présence) et du film réalisé par Henri-François Imbert. Elle sera animée par Karim Ghyiati, directeur de projet transversalité de l’Agence unique – Occitanie culture.

    No pasaran, album souvenir, Henri-François Imbert, 2003, 68 min.
    Un jour, lorsqu'il était enfant, le cinéaste a trouvé dans le village de ses grands-parents une série incomplète de cartes postales photographiées. Ces six cartes montrent les événements qui ont eu lieu dans cette bourgade proche de la frontière espagnole, lorsque les républicains sont arrivés en France, fuyant devant les franquistes à la fin de la guerre civile en 1939. Vingt ans plus tard, il se lance à la recherche des 23 cartes postales réputées introuvables qui manquent à la collection...

    Agnes Sajaloli a mené conjointement une carrière d’enseignante, de comédienne et de metteuse en scène. Elle a été artiste associée à la Scène Nationale de Châteauroux, directrice du Centre Dramatique National Jeune Public Le Grand Bleu de Lille, puis directrice du Mémorial du Camp de Rivesaltes. Elle est l'autrice de Toujours cette porte dans ma tête : La Retirada d'Augustine Biosca (éditions Balzac, 2024).
    Augustine Biosca a vécu à l'âge de 2 ans le plus grand exode de population du début du XXème siècle, La Retirada. L’objectif de ce livre est de relater, en marge de l’Histoire, le parcours de cette enfant qui, après avoir traversé la guerre, l’exil forcé, a été internée dans un des camps les moins connus des Pyrénées-Orientales, le camp des Haras de Perpignan.

En écho

Atelier filmé « Mémoires, archives »
Bibliothèque Serre Cavalier - CHU

A partir du mois de novembre jusqu'au printemps 2027, la réalisatrice et monteuse nîmoise Estelle Brun réalisera un film avec des personnes choisies parmi le public de la bibliothèque. Les usagers de la bibliothèque et les résidents raconteront un souvenir, une histoire à partir d'une ou plusieurs de leurs photographies.